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ECRIVAINS MORTS A LA GUERRE ( 1914 - 1918 )

Amis des Ecrivains morts à la guerre

                                            Debut de guerre    septembre 1914   janvier 1915  juillet 1915   janvier 1916  juillet 1916  janvier 1917   janvier 1918

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Oeuvres d'écrivains morts à la guerre                       

                                  Paul Acker  Antoine Yvan, Jean Arbousset, Maurice Bonneff, Léon Bonneff, Emile Clermont, Louis Codet,  René Dalizé, Prosper-Henri Devos,  Colonel Driant (Capitaine Danrit), Paul Drouot, Albert Dumange, Edouard Guerber, François Lafond, Jules Leroux, Charles Péguy, Eugène Pic,  Charles Troufleau

Le Grand Désarroi 1920 - 1939                             Et les Autres ...       LA GUERRE DE 1914-1918                        

" Ils sont complètement fous. Une guerre entre Européens, c'est une guerre civile, la plus monumentale ânerie que le monde ait jamais            Pas oubliés ... faite "                                                                                         Général Lyautey

                                                                    " Oui, mon général, mais ils l'ont commencée avec Joffre : un âne : ! "

 

Je dédie cette page à Monsieur Sarkozy en espérant qu'il comprendra un jour ce qu'est le nationalisme : une immonde saloperie maniée par des assassins pour mener à l'abattoir des pauvres gens qui feraient mieux de retourner sur les assassins profiteurs les fusils qu'on leur a donnés. Les fauteurs de guerre de 1914 - 1918  étaient de ceux qui bénéficient des réductions d'impôts accordées aux malheureux riches ou qui prêtent leur bateaux aux Présidents de la République des Ploutocrates, ils peuvent bien aller se faire foutre dans la patrie de leur choix auprès des imbéciles prêts à mourir pour leur confort.

 

Tous ces hommes sont morts pour un ordre impérialiste, pour quelques bouts de terre, pour des mines de fer ou de charbon convoitées par des milliardaires. Quand un homme qui mange avec des milliardaires, se fait offrir des vacances par des milliardaires, vient parler " d'ordre " sur la tombe de l'un d'entre eux, de cet " ordre " qui fut le slogan du Pétain des fusillades pour l'exemple, de la collaboration, il les insulte, il les assassine une seconde fois. Tous ces hommes sont morts pour RIEN, pour que les héritiers de leurs assassins, viennent encore, aujourd'hui, nous insulter !    (Après le discours du 11 novembre 2007)

 

L'association des écrivains combattants a édité de 1924 à 1926 cinq forts volumes de huit cents pages chacun consacrés aux écrivains morts à la guerre. Je ne sais comment qualifier cette réalisation, ce qui est certain c'est que le résultat est impressionnant et que la succession des courtes notices biographiques et des extraits concernant chacun de ces jeunes hommes assassinés avant d'avoir pu donner le meilleur d'eux, fait partie de ce qui donne le vertige quand on pense à cette folie des hommes, le nationalisme, qui jeta l'une contre l'autre deux moitiés d'Europe dans un combat génocide et suicidaire.

Qui a fait le mal ne m'intéresse pas, je n'ai pas l'intention de pointer du doigt un quelconque impérialisme allemand qui existait bien tout autant que les revanchards français. Ce qui est certain c'est que l'Europe des intérêts qui est à l'origine de ce massacre mérite notre défiance et ce n'est pas parce qu'aujourd'hui elle a changé la guerre contre la paix que nous allons lui faire confiance, nous savons que sa paix est misère et famine, pillage et ruine et qu'elle est toujours la grande putain qui sous les noms de France et d'Allemagne massacra la fleur de sa jeunesse.

Les hommes sont morts dans la boue, de blessures, de maladies contractées dans ces horribles conditions de vie, car les tranchées étaient des endroits malsains ou les hommes tentaient de survivre sous la pluie d'obus, entre deux combats à la baïonnette, au milieu des rats, des cadavres en décomposition, à coté des blessés qui gémissaient et qu'on ne pouvait pas évacuer, livrés au bon vouloir de généraux souvent incapables dont on faisait des maréchaux pour s'en débarrasser.

Combien d'œuvres qui auraient été la gloire de n'importe quelle nation sont ainsi mortes avec leur auteur ? Générations décapitées dont les survivants à jamais marqués dans leur chair et leur esprit devaient voir le triomphe de la magouille, de la mesquinerie, jusqu'à cette seconde guerre que la mauvaise paix de la première portait en germe comme la première portait en germe l'irrespect et le mépris de l'homme qui éclatera alors sans vergogne et dont nous ne sommes pas guéris. Aujourd'hui encore, n'entent-on pas les éternels revanchards de toutes les guerres, combinards de toutes les écoles économiques, nous reprocher d'espérer imposer autre chose en appelant " pensée unique " ce qui désire mieux pour l'homme, nous reprocher de juger criminels les responsables de ces hécatombes et leurs successeurs reconvertis dans l'économique, à qui ils ont quant à eux tressé des rubans rouges et élevé des statues - équestres, c'était bien le moins  - sous prétexte, par exemple, que l'on ne juge pas le passé avec les yeux d'aujourd'hui. Ils oublient que ce passé est encore de mille manières notre présent, qu'ils ont dus pour pouvoir accomplir en toute impunité leurs saloperies assassiner Jaurès à la veille de la guerre et que déjà des hommes lucides s'élevaient contre ces massacres fous même et y compris au sein de l'armée.

Il y a dans ces noms d'écrivains, des noms étrangers et des noms juifs. De ces juifs dont les fils et les filles allaient être déportés vers les camps de la mort par cet auguste ordure de Pétain à la postérité si nombreuse. Aujourd'hui, des ministres dont un grand père combattait peut-être dans les rangs de l'armée autrichienne, expulsent ou insultent les petits enfants de ceux qui sont morts pour ... leur assurer ces places. Il faut toujours veiller. Nationalistes, collabos, libéraux, xénophobes, la terre est riche de ces gens qui hurlent à la France en se lavant les mains dans la sueur ou le sang des autres, ils valent autant et pas plus que les propagandistes des religions même quand ils les décrient, ils sont de même nature, de celle des vampires cupides et avides d'un pouvoir dont ils sont indignes.

Les exemplaires de cette anthologie que je possède ont appartenu à Paul Souday puisqu'ils lui sont dédicacés, le premier par Henry Malherbe ( Prix Goncourt 1917 ), le second par José Germain, le troisième par Roland Dorgeles ( prix Fémina 1919 pour le célèbre Les croix de bois, membre de l'académie Goncourt en 1929 dont il deviendra président en 1945 ) le cinquième par Thierry Sandre ( Prix Goncourt 1924 ) qui ajoute la dédicace suivante : " à Paul Souday, qui n'a pas encore trouvé moyen de parler de cet ouvrage sans intérêt ". Thierry Sandre fut certainement déçu, Paul Souday comme Le Temps trouvaient normal que les autres meurent en héros, ( pour eux, pour "l'ordre" nationaliste ), mais n'avaient pas le temps d'en parler ! D'ailleurs, Paul Souday n'a jamais su si ces livres étaient intéressants ou pas, il ne les a pas ouverts, les pages n'en étaient pas coupées quand je les ai acquis sauf celles concernant Charles Péguy et deux ou trois autres, dans l'esprit de ce critique à l'eau de rose et de sang (des autres), pour les bourgeois du Temps, les morts pour la France avaient été assassinés une seconde fois.

Tous ne mourraient pas mais certains qui en revenaient n'en revenaient pas en entier. Il y a eu des centaines de milliers de mutilés sans compter les gazés qui ont passé le reste de leur vie, souvent très court comme pour mon grand-père paternel, à cracher leurs poumons, ceux-là n'ont pas été comptabilisés dans les morts pour la France, pourtant il ont bien été tués le jour où ils ont respiré les gaz mortels comme d'autres le jour où ils ont choppé dans la boue des tranchées le microbe qui les a emportés parfois après la guerre quand ils ne sont pas simplement morts de désespoir ou de dégoût comme le général Lanrezac victime de cette basse crapule de Joffre. Je donnerai dans une autre page quelques témoignages modestes qui ne sont pas le fait d'écrivains ; les cartes d'où ils viennent ont été achetées dans des boîtes à chaussures où les impies qui en avaient hérités les ont reléguées pour quelques francs prouvant assez que mourir pour un pays, c'est tout comme mourir pour ses descendants : perdre sa vie pour rien ou pour des médiocres qui s'empressent d'oublier.

Dans l'anthologie, chaque écrivain fait l'objet d'une notice écrite par un critique ou un écrivain connu à moins que ce ne soit par un proche, frère, ami. Souvent l'on nous dit que le mort promettait le meilleur, c'était vrai à coup sûr pour certains, le temps ne leur a pas été donné de le prouver alors croyons les sur parole selon la vénération de leurs proches.

Quand on relève les noms de ces hommes comme je le fais, sélectionnant ceux qui ont publié des ouvrages littéraires ailleurs que dans les revues, en les classant par la date de leur mort, on constate avec effroi que les trous du calendrier se remplissent dans la liste, que certaines dates reviennent plusieurs fois et il arrive de trouver deux frères écrivains, comme les Bonneff morts à trois mois d'intervalle. Que l'on imagine un responsable de la littérature connaissant tous ces hommes et son moral le 11 novembre 1918 quand pendant quatre ans il aurait ainsi reçu au moins six cents notifications de mort au combat et qu'il y en aurait encore à venir après la paix !

L'honnêteté cependant oblige à dire que nombre de ces hommes jeunes sont partis au combat avec enthousiasme. Cela nous choque, nous qui savons quel charnier les attendait, nous qui savons quel usage les saligauds qui gouvernent et exploitent les nations ont fait de leur sacrifice auquel répondait l'ignoble et égal sacrifice des Allemands. Il en est des nationalismes comme de toutes choses, il y a ceux qui meurent et ceux qui applaudissent à leur mort. Les Autrichiens, combattants d'opérette, incapables, furent parmi les pousse au crime de cette guerre comme, en France, les Barrès et autres ... Il faut remonter à l'Empire de Napoléon 1er pour retrouver en France et en Europe une telle saignée, encore ne fut-elle pas de même nature.

J'ai hésité à employer cette formule : assassiné pour la France. Non vis-à-vis des cons qui, aujourd'hui, seront choqués par elle, les Le Pen et autres graines de collabos ne m'impressionnent pas, mais vis-à-vis de ces hommes qui sont morts. Si certains d'entre eux avaient bien conscience d'être des victimes, d'autres au contraire endossaient le costume de héros. Il y a évidemment ceux qui sont morts, si nombreux, dans les premiers jours, les jours de cette hécatombe due au polytechnicien incapable, incompétent et malhonnête que fut le sinistre Joffre, qui chevauche encore dans la cour de l'école un canasson de pierre ou de bronze, symbole de l'incompétence criminelle en ce lieu qui se veut "haut" de la pensée officielle, bien moins stupides et bien plus honnêtes que lui, ceux-là, partis pour la plupart la " fleur au fusil " n'ont pas eu le temps de comprendre où on les menait et en quelles conditions. Mais des mois, voire des années plus tard, d'autres encore croyaient qu'ils devaient leur vie à cette saloperie, à cette vieille putain qu'on appelle la France. C'est bien entendu vis-à-vis de ceux-là que j'ai hésité. Mais eux aussi, malgré eux, qui laissaient des parents, des épouses, souvent des enfants, ont été assassinés pour pas grand chose. Que l'on pense par exemple à ces Israélites, nombreux parmi eux, morts pour qu'une pâle petite ordure, Céline, les insulte alors même qu'il trichait sur la nature de sa blessure bénigne, pour qu'une autre ordure qui les avait envoyé, dans l'économie, il est vrai, à la mort, Maréchal celui-là, les livre aux nazis. Oui, tous les morts de 14-18, cet autogénocide, sont morts assassinés qu'ils l'aient voulu ou pas. Nationalistes, morts pour des pourris qui trahiront et collaboreront dans le déshonneur comme pacifistes assassinés, le gendarme et le peloton d'exécution dans le dos. Et puis, il y a cet intolérable sacrifice d'une génération : 1 300 000 jeunes hommes de 18 à 40 ans, livrés à l'horreur, sacrifiés pour une société qui ne changera pas et qui de 1919 à aujourd'hui n'en finit pas d'égrener scandales et saloperies. Totalement athée je prends cependant la précaution de m'excuser auprès d'eux s'il y avait par exceptionnel " quelque chose " après : le mot assassiné n'est pas une condamnation de leur enthousiasme, il est le triste constat de ce qu'un pays gouverné par des salauds et des incapables, démagogues prompts à se glisser dans les plis d'un drapeau, qui ne mérite certainement pas mieux, peut faire. ( Sur ce sujet voir ** ) D'ailleurs, je ne suis pas le premier à employer ce mot et il apparaît parfois dans les notices de l'ouvrage auquel je me réfère.

 Je citerai encore pour les imbéciles qui parlent de patries et d'autres conneries du même genre, les derniers mots du journal de Jules Dupin : " Le soleil est gai ! Presque tous les officiers du bataillon sont tués ou blessés, à ma section j'ai perdu un sergent et deux caporaux. Le soleil est de trop sur cette vision de tristesse ! J'ai l'angoisse de mourir et de voir mourir mon petit ami ! Douze mois terribles ! Et je supporte quand même la vie. - Des obus nous tombent dessus. - Mon Dieu, mon Dieu, pitié. " Le lendemain, 26 juillet 1915, leur auteur tombait sur la crête du Lingekopf. Le premier septembre, le commandant de son bataillon adressait une lettre à ses parents. Quinze jours plus tard ce même commandant était également tué au Linge. Ces hommes ont été assassinés.

Ecrivains morts, assassinés, pour la France :

Ces écrivains figurent tous dans l'Anthologie des écrivains morts à la guerre ( 1914 - 1918 ) Edgar Malfère - Amiens, éditeur, la plupart des notes figurant dans cette page ont été rédigées à partir de cet ouvrage.

Ils sont plus de sept cents à avoir été recensés dans cette anthologie. Ils avaient entre vingt et quarante ans, quelques-uns, militaires de carrière ou volontaires, plus ; ils avaient du talent, certains étaient des gloires de la littérature française, d'autres le seraient peut-être devenus, comme leurs 1 300 000 ( au moins ) compagnons qui n'écrivaient pas, ils sont morts, assassinés pour la France, celle qu'on connaît aujourd'hui, indigne et médiocre, livrées aux pillards libéraux et aux basses ambitions personnelles, fondue dans l'Europe de la misère sociale et des voleurs, chaque jour, ces hommes sont de nouveau assassinés, leur mort aura été vaine comme toutes les morts.

Aux chanteurs de Marseillaise et divers autres indécents qui se disputent la mémoire de Jaurès :

On entend beaucoup ces jours chanter la Marseillaise. Ce chant guerrier semble-t-il est devenu un enjeu politique. C'est très utile quand il s'agit de masquer le chômage et le libéralisme qui ruine la France et plonge des millions de personnes dans le chômage et son cortège de calamités. Les baltringues, de droite ou de gauche, qui se découvrent à l'instar d'une vieille peau des talents de chanteurs et de vatenguerre tiennent également volontiers des discours sécuritaires, voire accusent d'être voyous par hérédité ceux qu'ils ont jeté dans la misère. Combien de bretteurs en chambre ou en bureau de Barrès à Le Pen, de Clémenceau à Sarkozy, de Millerand à Royal ont entonné ce refrain. Les hommes dont les noms suivent on payé de leur vie ces couplets mortifères. Ces gens sont les mêmes qui ont dirigé la main de l'assassin de Jaurès puis l'ont acquitté, qui ont bassement neutralisé Caillaux pour bien jouer à leur guéguerre. On croyait ce nationalisme de bas étage, cocardier et agressif mort et bien mort après les dizaines de millions de vies qu'il a coûté au monde.( On pourrait sans exagération parler pour le siècle dernier de centaines de millions de vies. ) On pouvait espérer le croire réservé à des nazillons, d'ailleurs traîtres au-delà de leurs rodomontades, marchands de musiques nazis, comme l'ignoble borgne. Mais non. Le temps revient des parleurs. Espérons que celui des assassins qui les a si souvent suivi ne soit pas, pour une fois au rendez-vous. Plus que jamais, dans notre intérêt même, n'oublions pas que ces hommes fauchés par la mort imbécile à dix-huit ans, dix-neuf ans, parfois dix mille en une journée, vingt ou trente mille si l'on fait le compte global par-delà les nationalités imbéciles et criminelles, qui se réveillaient un matin prêts à sourire à la vie même dans la boue des tranchées et leur cortège ignoble de vermine, de saleté, de pourriture humaine, sous les bombes et le chant de mitrailleuses, qui croyaient qu'ils se battaient pour la patrie alors qu'il ne se battaient que pour Stavisky et ses amis du gouvernement, sont morts dans la journée, parfois même avant le second clignement de paupières ? Littérature de midinette, pour apitoyer direz-vous ? Tant pis pour vous, si vous êtes cons, personne n'y peut rien !   27-5-2007

28 janvier 1871 La France demande l'armistice après une succession de défaites de ses armées devant la Prusse. Elle va perdre l'Alsace et la Lorraine et l'Empire Allemand est proclamé.

27 Août 1891 signature d'un accord entre la France et la Russie, en décembre 1893 les deux pays adoptent une convention militaire d'assistance.

Mai 1903 Visite en France du roi Eoudard VII d'Angleterre.

A Bucarest en août 1913 la Turquie renonce à ses territoires européens.

28 juin 1914 un serbe, Gavrilo Princip, assassine l'Archiduc François Ferdinand héritier de l'Empire d'Autriche-Hongrie.

23 juillet 1914 ultimatum de l'Autriche-Hongrie à la Serbie.

28 juillet déclaration de guerre de l'Autriche Hongrie à la Serbie.

30 juillet Mobilisation générale en Russie.

31 juillet, assassinat télécommandé de Jaurès à Paris. Il sera le premier écrivain mort à cause de la France. Son assassin sera acquitté par un jury de salauds. Jaurès avait tenté de s'opposer à une guerre dont, plus intelligent et plus clairvoyant que les imbéciles qui dirigeaient la France et son armée, il savait qu'elle serait un génocide, il avait également compris ce que serait la stratégie allemande. Ce grand pacifiste aurait été un meilleur chef que Joffre, cette calamité polytechnicienne, et sa bande de traîneurs de sabres qui seront responsables de l'hécatombe du début de guerre. Près d'un siècle après sa mort sous les coups de la propagande nationaliste, la grande figure de Jaurès demeure un exemple que seuls Blum et Mendès-France approcheront, pour le reste il n'y aura que énarques ou cagoulards, de la graine de collabos d'un coté, des staliniens de l'autre. Caillaud, le pacifiste radical, sera quant à lui réduit au silence par de basses manœuvres des salauds qui conduisirent cette guerre infâme. Comme toujours le nationalisme et la droite politique, rejoints pour l'occasion part tous les opportunismes, manœuvraient dans le sordide et le criminel.

1er août déclaration de guerre de l'Allemagne à la Russie.

2 août les troupes allemandes envahissent le Luxembourg

3 août déclaration de guerre de l'Allemagne à la France.

4 août 1914 : violation de la neutralité belge par l'Allemagne dont les troupes envahissent le pays.

 JEAN JAURES - 1859 - 1914 Assassiné par Barrès, Maurras et tous ceux qui écrivaient en lettres de sang, le 31 juillet 1914. Sa mort était considérée comme indispensable au bon déroulement du grand génocide. L'homme qui l'a tué sera acquitté par un jury de salauds sous la présidence d'un autre salaud officiant d'une justice de salauds.

MAURICE LUTHARD - 1890 - 18 août 1914 à Londrefing en Lorraine

JEAN GONNET - 1885 - 19 août 1914 à Gunsbach (Alsace)

EMILE HAYEM - 1870 - 19 août 1914 à Brunstatt en Alsace

LOUIS LAFFITTE - 1873 - 19 août 1914 Bataille de Mohrange  en Lorraine

CHARLES CORNET - 1879 - 20 août 1914 Né à Troyes le 27 avril 1879, il entre à Saint-Cyr en 1898 et en sort sous-lieutenant en 1899. Après une brillante carrière africaine semée d'exploits et de dangers et consacrée autant à des tâches " civilisatrices " que guerrières, le commandant Charles Cornet est chargé de constituer un régiment de réservistes coloniaux au fort d'Ivry. C'est en le conduisant au combat qu'il est tué par un éclat d'obus devant Morhange  en Lorraine. Il est l'auteur de deux ouvrages concernant son expérience coloniale : Au Tchad, Trois ans chez les Senoussistes et A la conquête du Maroc-Sud.

ROGER PERREOUX ( Vicomte de FERRE DE PERROUX ) - 1882 - 20 août 1914 à Nomény près de Nancy. Né à Nantes le 27 août 1882 il publie son premier livre à 30 ans, un recueil de poésies puis en 1913 une histoire d'amour en vers. Caporal il fut fauché lors d'une des premières charges en Lorraine.

GUY DE CASSAGNAC - 1882 - 20 août 1914 Petit-fils de Adolphe Granier de Cassagnac, homme politique bonapartiste et journaliste directeur du journal le Pays, fils de Paul Granier de Cassagnac successeur de son père et fondateur en 1886 de l'Autorité, Guy de Cassagnac reprend avec son frère, Paul, la suite de son père à sa mort en 1904. Il est l'auteur de deux romans et de deux pièces de théâtre ( en collaboration avec son frère pour ces dernières ). Mobilisé en tant que sous-lieutenant de réserve, il est tué lors des premiers combats à Fonteny.

ANDRE RUPLINGER - 1889  - 20 août 1914 à Sarrebourg (Lorraine) Né à Lyon le 14 juillet 1889, fils d'un lorrain exilé, professeur d'allemand, normalien, André Rutlinger passe son oral d'agrégation de lettres alors qu'il est admissible le jour où la guerre éclate. Il est mobilisé en tant que sous-lieutenant et est mortellement blessé près de Sarrebourg. Après sa mort paraîtront deux essais.

PAUL RIOUX - 1888 - 20 août 1914 dans la forêt de Roeking

ETIENNE COLLET - 1885 - 20 août 1914 à Steige

ANTOINE VILLERMIN - 1889 - 20 août 1914 à Gosselmingen (Lorraine)

HENRI MIRVILLE - 1875 - 20 août 1914 à Nomexy (Lorraine)

MARCEL GERAUD - 1885 - 20 août 1914 à Fax-Fonteny (Moselle)

22 - 23 août - Echec des attaques françaises en Lorraine et dans les Ardennes. Charleroi, défaite française.  Lanrezac va sauver la cinquième armée de l'anéantissement et en même temps évite à la France une seconde débâcle de Sedan.

PATRICE MAHON - ART ROE - 1865 - 22 août 1914 Fils de notaire, né à Lons-le-Saulniers, il entre dans la carrière militaire et publie en1893 un premier roman : Pingot et moi, Journal d'un officier d'artillerie. Il mène dès lors de front sa carrière militaire et l'écriture d'essais et de romans. Colonel, il est professeur à Saint-Cyr lors de la déclaration de guerre. Il se fait tuer avec quatre officiers pour ne pas battre en retraite au col de Sainte-Marie-aux-Mines près de Wysembach.

ERNEST PSICHARI - 1883 - 22 août 1914 Petit fils de Renan, Ernest Psichari abandonne ses études à la Sorbonne pour s'engager dans l'armée.  Il sert au Congo puis entre à l'école de Versailles d'où il sort en 1909, sous-lieutenant. Il publie deux ouvrages, le célèbre Voyage du Centurion ne paraîtra qu'en 1916. Il est tué en tentant de défendre sa batterie à Saint-Vincent-Rossignol près de Neufchâteau.

ANDRE CASSINELLI dit ANDRE DU FRESNOIS - 1887 - 22 août 1914 Né le 1er avril 1887, à Vanves. Fils d'un économe de Lycée, il déménage au gré des affectations de son père. A Paris, il commence une carrière littéraire dans les petites revues éphémères. Il publie des pages choisies de Jules Lemaître, puis un livre de critique et une plaquette de vers. Soldat de deuxième classe, il disparut lors du combat de Courbesseaux en Lorraine, son corps n'a pas été retrouvé.

JEAN REUTLINGER - 1861 - 22 août 1914 à Longwy en Lorraine

PIERRE AMAR - 1892 - 22 août 1914 à Charleroi

ROBERT DE SAINT-JUST - 1892 - 22 août 1914 à Ville-au-Monthoire

RENE STUREL - 1885 - 22 août 1914 au Chatelet (Charleroi)

JEAN ALLARD-MEEUS - 1892 - 22 août 1914 à Pierrepont (Lorraine)

JACQUES BAGUENIER DESORMAUX - 1888 - 22 août 1914 à Neufchâteau (Belgique) Né à Cholet. Etudes à Paris, école Gerson et lycée Jeanson-de-Sailly. Il collabore à différents journaux, utilise le pseudonyme de Jacques Hélo.

CHARLES DESCHARS (GERMAIN BELMONT) - 1877 - 23 août 1914 massacré avec d'autres blessés par les soldats allemands au poste sanitaire de Gomery

JOSEPH DE MARLIAVE - 1873 - 24 août 1914 à Sénon

PIERRE BOUTET - 1884 - 25 août 1914 à Courbesseaux en Lorraine. Né au Parc Saint-Maur le 22 septembre 1884. Ecole à Arcueil, puis à Bossuet et Sainte-Barbe. Sa bonne connaisance du grec ancien lui permet d'apprendre rapidement le grec moderne et il s'installe à Athènes. Il a publié des poèmes, La Ville Heureuse, en 1913. 

JEAN-MARIE-LEGER (Auguste GIEN - Jean MILLERY) 1884 - 25 août 1914 à Rozelieures

FREDERIC CHARPIN - 1914 - 25 août 1914 Frédéric-Marie-Césaire-Théophile- Charpin est né à Saint-Martin-de-Castillon dans le Vaucluse il étudie à Aix-en-Provence puis à Paris à Henri IV puis Louis-le-Grand. Admissible à Normale il préfère se consacrer à ses activités littéraires. Impliqué dans la littérature régionaliste de Provence, très active à cette époque. En 1906, il fonde chez Bloud la Bibliothèque Régionaliste qui publie jusqu'en 1914, vingt-cinq volumes. Il publie plusieurs études. Mobilisé le 1er août 1914, lieutenant, il tombe à Courbesseaux en Lorraine. 

ALFRED GABOURDES - 1885 - 25 août 1914 porté disparu à Buzy-Saint-Maurice-Warcq-Boinville (Meuse)

ABBE LEON VOUAUX - 1870 - civil pris en otage et assassiné avec 20 autres civils par l'armée allemande le 26 août 1914 à Jarny (Lorraine) Ce fait d'armes fait partie des atrocités dues à l'armée allemande dès le début de la guerre - otages, assassinats et fusillades de civils.

JEAN MARTIN - 1888 - 28 août 1914 Gerbéviller Lorraine

JEAN D'USSEL (VICOMTE d') - 1874 - 28 août 1914 à Sailly-Sallisel (Artois)

29 août 1914 Guise : Lanrezac accroche la seconde armée allemande et la garde impériale, ce combat rend les Allemands plus prudents et permettra la bataille de la Marne.

CHARLES MOKEL - 1891 - 30 août 1914 au combat de Faux près de Juniville

JEAN-FRANCOIS MARICHAL - 1889 - 30 août 1914 à Villers-le-Sec (Aisne)

GABRIEL BRITISH - 1875 - 30 août 1914 blessé à La Fosse-à-l'Eau (Meuse) le 28, mort à Vouziers.

ADOLPHE REINACH - 1887 - 30 août 1914 à Fossé (Ardennes) Adolphe Reinach était juif, il était de ces français qui pensaient qu'ils devaient se battre et mourir pour leur pays et il ne pensait certes pas que des petites ordures maréchalistes enverraient leurs enfants et leurs petits enfants dans les camps nazis avec la bénédiction de l'ensemble du corps préfectoral, d'une grande partie de la police et de toute la magistrature, une magistrature qui aujourd'hui encore, elle n'a pas changée la salope, s'absout des vies foutues en l'air, de sa connerie, bref pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Adolphe Reinach est mort assassiné pour un pays de merdeux, pour qu'un Le Pen fasse des plaisanteries douteuses sur les crimes odieux et diffuse de la musique nazie, pour qu'un Sarkozy et ses deux cents clowns boubonnesques tiennent des discours xénophobes. Né à Paris le 12 janvier 1887, Adolphe Reinach se passionna très tôt suivant l'exemple de son oncle Salomon Reinach, pour le monde grec. A vingt-sept ans il avait déjà publié plusieurs ouvrages. Lieutenant, il disparu en regroupant ses hommes pour un assaut qui devait permettre à son bataillon de se maintenir sur ses positions.

LEONIDE SAZERAC DE FORGE dit L. DE SAINT-FEGOR - 1868 - 30 août 1914 à Tourteron (Ardennes) Capitaine, officier de carrière, Léonide Sazerac de Forge, sorti dans les premiers de Saint-Cyr, passe à l'Ecole supérieure de guerre. De 1907 à 1913 il publia plusieurs ouvrages sur la vie militaire et l'aviation. Il fut tué devant Tourteron à la tête d'une compagnie du 202ème de ligne après les combats de Charleroi.

ANTOINE YVAN - 1880 - 30 août 1914

HENRI-CHARLES GREGOIRE - 1882 - 30 août 1914 à Fossé (Ardennes)

ALBERT HOMBEK - 1890 - 1er septembre 1914 à Boussois  près de Maubeuge

 NOEL TROUVE - 1885 - 1er septembre 1914 au cimetière de Dannevoux (Meuse) Né le 12 septembre 1885 à Compiègne, Noel Trouvé était avocat, inscrit au barreau de Paris en 1909, il avait été réformé en 1907. Orateur, monarchiste, engagé aux cotés de Maurras à l'Action française, il publie plusieurs brochures sur des sujets politiques et sociologiques. Il s'engage dès la mobilisation et est tué d'une balle en plein front.

ROBERT MARCHAL - 1890 - 1er septembre 1914 à Septsarges (Meuse)

ERNEST VERAN (PAUL VAREN) - 1864 - 1er septembre 1914 à Samognieux (Meuse)

ROBERT DE FREVILLE (ROBERT CERNAY) - 1882 - 1er septembre 1914 à Gercourt

COLONEL DE CISSEY - 1862 - 1er septembre 1914 au Grand Couronné, Nancy

GEORGES-AMBROISE LATAPIE - 1889 - ? 1914 (certainement début septembre du tétanos, suite à une blessure reçue à Vic-sur-Aisne, mal soignée.)

2 septembre 1914 Les parlementaires qui ont assassiné Jaurès s'enfuient ( en terme de froussards : se réfugient ) à Bordeaux - déjà !-, pas téméraires les braves du palais Bubon !

B-LOUIS CADOT - 1886 - 3 septembre 1914 Né le 6 juin 1886 à Levallois-Perret, Barthélémy-Louis Cadot fait ses études au collège Chaptal puis entre à l'école Boulle. Poète, peintre, il se consacrera à la musique domaine dans lequel il donne plusieurs oeuvres. Quelques mois avant la guerre il crée une revue : La France Arabe. Mobilisé il reçoit le matin du 3 septembre 1914, entre Drouville et Courbessaux, (Lorraine) un éclat d'obus qui lui tranche l'artère carotide.

ALBERIC MAGNARD - 1865 - 3 septembre 1914 à Baron (Oise) - Albéric Magnard, compositeur et librettiste n'était pas encore engagé, on l'avait prié d'attendre, quand les Allemands arrivèrent au manoir de Baron il lisait. On attache son fils à un arbre. Quand, de son bureau il voit cela il tire tuant deux soldats et met le feu au manoir. Les Allemands commandés par le général Von Kluck, le futur responsable de la défaite Allemande sur la Marne, pillent le manoir pendant qu'il flambe. Von Kluck donne l'ordre de fusiller les hommes proches de Magnard, son fils n'est sauvé qu'en se faisant passer pour le fils du jardinier. Albéric Magnard meurt dans l'incendie.

PAUL VIAL -1890 - 5 septembre 1914 à Lunéville

EMILE NOLLY - CAPITAINE DETANGER - 1880 - 5 septembre 1914  Né le 5 novembre à Izieux, Détanger, Emile Nolly en littérature, entre à Saint-Cyr et à sa sortie de l'école opte pour une carrière coloniale qui va le conduire en Extrême-Orient puis au Maroc. Ses livres s'inspirent de ses expériences coloniales. Il recevra en 1915, le Grand Prix de Littérature de l'Académie Française. Emile Nolly, blessé légèrement puis une seconde fois mortellement le 31août devant Lunéville, mourra cinq jours plus tard, le 5 septembre à Blainville-sur-l'Eau.

CHARLES PEGUY - 1873 - 5 septembre 1914 à Villeroy près de Meaux : La perte de Charles Péguy est une de celles qui font le mieux sentir l'absurdité de l'hécatombe et la perte de talents, il avait déjà derrière lui une oeuvre considérable et était un grand poète et un lutteur d'idées.

6 au 9 septembre 1914 : Bataille dite de la Marne. Le 9 rupture de la ligne allemande, le 10 retraite de l'aile droite et du centre allemand.

Le premier mois de guerre coûte à la France 300 000 morts dus à Joffre et Grandmaison. Au moins Grandmaison a-t-il eut la décence de mourir pout illustrer ses théories imbéciles, Joffre, lui, demeure, il sera fait maréchal et d'aucuns n'hésiteront pas à lui élever des statues. Rien ne vous empêche de rebaptiser mentalement les innombrables avenues, places ou rues du Maréchal Joffre, avenues ... des 300 000 morts quand aux statues comme celle de Polytechnique, elles sont simplement obscènes.

CHARLES-LEON BERNADIN - 1878 - 6 septembre 1914 blessé à Beauzée, mort à Bar-le-Duc. Né aux Granges de Plombières. Il fait Saint-Cyr. Entre 1905 et 1914, il publie de nombreux ouvrages militaires, historiques et littéraires et collabore à plusieurs journaux.

GUSTAVE VALMONT - 1881 - 6 septembre 1914 à Courgivaux

LOUIS DUBOIS DE SALIGNY - 1870 - 6 septembre 1914 à Mibang (Livré aux forces coloniales allemandes du Cameroun)

MAURICE DEROURE - 1883 - 7 septembre 1914 au bois de Monville entre Souilly et Saint-André (Meuse) au sud de Verdun

MAURICE PATIN - 1883 - 7 septembre 1914 0 Rambercourt aux pots (Meuse)

LOUIS DULHOM-NOGUES (Louis BARBET) - 1889 - 8 septembre 1914 devant Marcilly.

PIERRE GILBERT CRABOS 1884 - 8 septembre 1914 à Châtelraoult     (Un des rédacteurs de la Revue Critique, fondée en 1908, sa parution fut interrompue en août 1914 pour reprendre en 1919. Ci-dessous deux numéros, 153 et 154, juillet et novembre 1919, le premier consacré aux morts de la revue, nombreux, le second au premier dîner de la revue, après guerre, présidé par René Boylesve).

                    

HENRI DE BOISANGER - 1877 - 8 septembre 1914 à Connantray près de La Fère-Champenoise

JACQUES BALDER (GEORGES DAVID) - 1885 - 8 septembre 1914 à la bataille de la Marne

LOUIS SALAÜN - 1874 - 9 septembre 1914 entre Nanteuil-le-Haudoin et Betz (Bataille de la Marne) Né le 6 avril 1874 à Brest dans une famille modeste, Louis Salaün se prépare pour l'Ecole Normale. Il passe une licence de lettres et, après avoir accompli son service militaire, entre au Ministère des Colonies. Il effectue une longue mission de deux années en Indochine et en rapporte un livre. Il prend part activement à la querelle sur les fonctionnaires, publie deux brochures polémiques sur le sujet. Mobilisé, il est tué de deux balles lors de la bataille de l'Ourcq.

EMILE HENNEQUIN 1879 - 9 septembre 1914 à Chapton dans les marais de Saint-Gond (Marne) Né le 28 décembre 1879 à Aubigny-Ville, Jean-Marie-Emille Hennequin entre à Saint-Cyr en 1900. Il en sort sous-lieutenant. Affecté à sa demande en Algérie, puis au Maroc, il rentre en France en 1909. Il publie plusieurs études historiques et militaires. Capitaine en 1914, il est affecté à Verdun.

RENE TAUTAIN - 1893 - 10 septembre 1914 à Haussiguémont (Marne)

CHARLES FLACHAIRE - 1887 - 10 septembre 1914 Heippes (Meuse)

GEORGES VALAT - 1882 - 12 septembre 1914 au Bois-Brûlé (Meuse)

MAURICE COLIN - 1891 - 12 septembre 1914 à Vic-sur-Aisne

LOUIS GRANIER - 1891 - 13 septembre 1914 à Clermont

SULLY BRUNET - 1885 - 17 septembre 1914 à Berry-au-Bac Aisne

DESIRE CHAUVET - 1886 - 19 septembre 1914 au Grand Couronné de Nancy (Lorraine)

PAUL FEUILLATRE - 1881 - 21 septembre 1914 au bois de la Voisogne entre Limey et Flirey (Lorraine)

HENRY DU ROURE - 1883 - 21 septembre 1914 à Limey (Lorraine)

AUGUSTE-VICTOR-MARIE HOURCADE (OLIVIER-HOURCADE ou BAG) - 1892 - 21 septembre 1914 à Oulches (Aisne)

ALAIN FOURNIER 1886 - 22 septembre 1914 Auteur du Grand Meaulnes ( 1913 ) Etudes à Brest, Paris, lycée Voltaire, Lakanal. Il donne plusieurs textes à la Nouvelle Revue Française dont son beau frère, Jacques Rivière sera Secrétaire. Il est tué à la tranchée de Calonne où sa compagnie tombe dans une embuscade.

GUY DE LOMBARDON - 1883 - 22 septembre 1914 au bois de Monfaucon

GASTON MARCELLIN - 1882 - 22 septembre 1914 à Mouilly-Saint-Rémy

JOSEPH DE JOANNIS-PAGAN - 1885 - 23 septembre 1914 à Lironville (Lorraine)

MAURICE BONNEFF - 1884 - 24 septembre 1914 à Mouilly (Meuse)

CHARLES BOURCIER - 1882 - Disparu le 25 septembre 1914 à La Chavette (Somme) Il fut plus tard (1920) déclaré tué le 28. Il commence à publier en 1903, pauvre, il fonde une revue qu'il publiera de 1907 à 1910. Apôtre de la culture populaire il écrit plusieurs pièces de théâtre et un dictionnaire "de la véritable langue française". Il part le 13 août 1914 pour rejoindre le 153éme d'infanterie après avoir perdu sa fille en juillet.

HUGUES DESTREM - 1875 - 26 septembre 1914 à Saint-Mihiel

JACQUES BRUNEL DE PEERARD 1893 - 26 septembre 1914 à Saint-Thierry

JEAN BREZOLLES ( JEAN LELONG ) - 1884 - 26 septembre 1914 à Champien (Somme)

HENRY CELLERIER - 1882 - 27 septembre 1914 à Montauban-sur-Somme

EDOUARD-ADOLPHE-JUSTIN BERNARD - 1888 - 27 septembre 1914 à Apremont-la-Forêt (Lorraine)

ANTOINE RIGAUD - 1876 - 29 septembre 1914 à Lunéville (Lorraine)

ANDRE BEURY - 1889 - Disparu en septembre 1914 à Champenoux (Lorraine)

CHARLES-PAUL-EMILE MULLER - 1877 - blessé le 26 septembre près de Longueval (Amiens) mort le 1er octobre 1914 Auteur avec Paul Reboux des pastiches littéraires " A la manière de ..."

Du premier au 13 octobre les allemands attaquent en Artois, dans le cadre de la " poursuite à la mer. "

MAXIME DAVID - 1885 - 1er octobre 1914 à Saint-Mard-les-Triots (Somme)

ROBERT DROUIN - 1893 -1er octobre 1914 à Saint-Mard-les-Triots (Somme)

JACQUES RAMBAUD - 1878 - 2 octobre 1914 à Hénin-Liétard (Artois)

AUGUSTE MASSACRIER - 1872 - 2 octobre 1914 à La Chavatte

JOSEPH DECHELETTE - 1862 - 3 octobre 1914 près de Vic-sur-Aisne

LOUIS MENAGE - 1885 - 3 octobre 1914 à Vingré (Aisne)

CHARLES ROGUET - 1873 - 6 octobre 1914 à Doulens, blessé le 28 septembre lors de la course à la mer (Puisieux, Artois ?)

GEORGES WEIL - 1881 - 7 octobre 1914 au Claon (Meuse)

MAURICE BERTRAND - 1881 - 7 octobre 1914 à Colimcops (Somme)

MARCEL FABRE - 1883 - 10 octobre 1914

FRANCOIS DE LARTIGUE - 1893 - 12 octobre 1914 en Champagne

CHARLES PERROT 1887 - 13 octobre 1914 0 Arras

ROBERT ANDRE-MICHEL - 1884 - 13 octobre 1914 à Crouy, Aisne

16 octobre 1914 attaque allemande sur l'Yser

CHARLES DELAFRAYE - 1874 - 23 octobre 1914 à Cologne, blessé le 4 octobre 1914 à Bucquoy (Artois)

EDOUARD MINART - 1865 - 23 octobre 1914 à Saint-Laurent-Blangy devant Arras (Artois)

MARCEL GODET - 1882 - 24 octobre 1914 à à Pervyse entre Dixmude et Nieuport

JEAN KELLER - 1882 - 27 octobre 1914 au Bois des Forges en Lorraine

LOUIS BONJEAN - 1883 - 29 octobre 1914 au bois du Luxembourg (?)

EUGENE CORNUEL - 1875 - déclaré mort le 30 octobre 1914. Blessé avant le 30 septembre à Courcelles-le-Comte en Artois

30 octobre 1914 attaque allemande reportée sur Ypres après les inondations dues à l'ouverture des écluses de Nieuport

ANDRE CHALOPIN - 1885 - 30 octobre 1914 à Monchy (Artois)

RAOUL DE PIGHETTI DE RIVASO - 1873 - 31 octobre 1914 à Monchy (Somme)

LEONCE MARRAUD (Abbé) - 1882 - 31 octobre 1914 à La Chalade (Argonne)

 JEAN DE BEAUCORPS - 1883 - 2 novembre 1914 à Saint-Eloi près de Ypres. (Belgique) Né au château de La Chesnaie près de Blois. Collège Sainte-Croix-du-Mans, puis collège Saint-Grégoire de Tours, licence de lettres et de droit. Voyage en Orient, en Afrique. Il publie deux récits de voyages puis une étude sur Lourdes. Voyage encore en Autriche, en Egypte, où il dirige des fouilles. Participe à la bataille de la Marne puis est victime de la course à la mer.

PROSPER-HENRI DEVOS ( Ecrivain belge ) - 1889 - 3 novembre 1914 - mai 1915

GEORGES TREFFEL - 1873 - 3 novembre 1914 à Warvillers (Somme)

HENRI CARBONNELLE - 1872 - 4 novembre 1914 à Tours, blessé le 31 août 1914 à Gercourt (Meuse)

ROBERT RIBES-MERY - 1888 - 4 novembre 1914 à Ypres (Belgique)

LEON GIGNOUX - 1891 - 5 novembre 1914 à Lihons (Somme)

GEORGES BATTANCHON - 1879 - 6 novembre 1914 au Kemmel (Belgique) Né à Tlemcen (Algérie). Etudes au lycée de Mâcon, licence de lettres à Lyon. Il enseigne à Paris à l'Ecole Alsacienne. Sous-chef de cabinet sous le ministère Barthou en 1913. Auteur d'un recueil de poésies : Brumes et Reflets.

CHARLES DUMAS - 1881 - 7 novembre 1914

MAX DOUMIC - 1863 - 11 novembre 1914 au bois des Zouaves devant Reims

ALFRED DE LA BARRE DE NANTEUIL - 1877 - 12 novembre 1914 à Malo-les-Bains ( Blessé à Dixmude le 10 novembre 1914 )

EMILE LE SENNE - 1881 - 14 novembre 1914 Blessé le 11 à Wyschaëte (Yser)

MARCEL PAOLI - 1891 - 16 novembre 1914 porté disparu à Malancourt (Meuse)

PIERRE CORRARD - 1877 - 21 novembre 1914 en forêt d'Argonne sur le plateau de Bolante

JEAN ALLARD-MEEUS - 1892 - 23 novembre 1914

PAUL-MARIE THOMAS - 1896 - 25 novembre 1914 Jonchery-sur-Suippe (Marne)

JEAN DE LA VILLE DE MIRMONT - 1886 - 28 novembre 1914 au Bois des Boules (Aisne)

FERNAND BIDAULT - 1879 - 2 décembre 1914 à Mâcon, blessé à Vauquois (Meuse) le 29 octobre, il est transféré à l'hôpital de Neufchâteau puis à Mâcon où une erreur de soins cause sa mort. Né à Orléans, le 28 février 1879 il fait ses études au lycée de cette ville. Second en philosophie au concours général en 1898, il fait sa dernière année au lycée Michelet à Vanves et passe sa licence de lettres en Sorbonne. Il a publié divers essais dont plusieurs consacrés au sport.

MAXIME ERNEST MARIE BALTHAZAR vicomte D'ANDRE - 1864 - 2 décembre 1914 à Poperinghe (Belgique) - Il mourut à l'hôpital où était soigné son fils blessé qui reçu son dernier soupir.

ABBE GILBERT DE GIRONDE - 1881 - 7 décembre 1914 à Ypres (Belgique)

JACQUES NAYRAL - 1876 - 9 décembre 1914 à La Bassée (Béthune)

PIERRE BOUDREAUX - 1882 - 13 décembre 1914 à au Bois de Mortmare (Lorraine)

LOUIS LEMAS - 1891 - 14 décembre 1914 à Oesteck - Ypres

ALBERT GUENARD - 1877 - 17 décembre 1914 à Morlaix. Né le 27 février 1877 à Amiens, Ecole Normale. Institueur à Hem. Membre des Rosati Picards. Il meurt de maladie après avoir été évacué.

20 décembre 1914 attaques françaises en Champagne.

JEAN LACHASSE - 1889 - 20 décembre 1914 à Soupir (Chemin des Dames - Aisne)

HENRI BONNEAUD - 1884 - 22 décembre 1914 mort d'une fièvre typhoïde à Verdun. Né à Paris.

PIERRE GINISTY - 1884 - 24 décembre 1914 à Saint-Julien (Ypres)

JEAN-PIERRE BARBIER (PIERRE AUBARBIER) - 1893 - 24 décembre 1914 tranchée de Calonne (Verdun)

GABRIEL-OCTAVE DE VITROLLES - 1880 - 24 décembre 1914 à Carency (Artois)

JEAN-PIERRE BARBIER ( PIERRE AUBARBIER ) - 1893 - 26 décembre 1914

LOUIS CODET - 1876 - 27 décembre 1914, blessé au Pont de Stenstraate en Belgique, il meurt au Havre où il avait été transféré.

JOSEPH LOTTE - 1875 - 27 décembre 1914

CHARLES BENOIT - 1888 - 28 décembre 1914 à ?

PAUL CORNU - 1881 - 29 décembre 1914 à Commercy d'une fièvre typhoïde. Né à Livry (Nièvre) le 15 août 1881, Ecole des Chartes. Militant socialiste, travailla dans divers journaux locaux dans le Nivernais.  

LEON BONNEFF - 1882 - 29 décembre 1914 à Toul d'une blessure reçue à Flirey

4 derniers mois de l'année 1914 pour la France : 260 000 tués.

 MARCEL DROUET - 1888 - 4 janvier 1915 à Consenvoye en Woëvre

ROBERT LE MARCHAND - 1887 - 10 janvier 1915 à Crouy-sur-Aisne

FRANCOIS LAURENTIE - 1874 - 12 janvier 1915 sur la Somme

CLAUDE CASIMIR-PERIER - 1880 - 12 janvier 1915 à Crouy près de Soissons (Aisne)

LOUIS GEANDREAU - 1885 - 13 janvier 1915 à Crouy-sur-Aisne

JULES ARREN - 1876 - 17 janvier 1915 à la Placardelle en Argonne. Né à Poitiers, admis à l'Ecole Normale supérieure en 1895. Etudes germaniques à la Fondation Thiers. Il a collaboré à différents journaux, publié deux études sur la publicité et Guillaume II (P. Lafitte, 1911).

ROBERT-ETIENNE PRUNIER - 1890 - 17 janvier 1915 au bois de la Gruerie en Argonne

PIERRE LEROY-BEAULIEU 1871 - 17 janvier 1915 au nord de Soissons

JOSEPH VIDAL DE LA BLACHE - 1872 - 29 janvier 1915 disparu au Bois de la Gruerie

EMILE DESPAX - 1881 - janvier 1915 à la ferme de Metz

RAYMOND COTTINEAU - 1893 - 10 février 1915 à Ypres

FERNAND LAPERTOT ( FERNAND DACRE ) - 1872 - 16 février 1915 à Mesnil-les-Hurlus (Champagne)

JEAN-BAPTISTE BEGARIE - 1892 - 17 février 1915 à ?

JEAN MASPERO - 1885 - 17 février 1915 à Vauqois (Argonne)

MAURICE DESCLERS - 1882 - 17 février 1915 aux Eparges (Verdun)

JULES ECORCHEVILLE - 1872 - 19 février 1915 à Perthes-les-Hurlus (Champagne)

LOUIS DE GRANDMAISON - 1861 - 19 février 1915 à Saint-Crépin (Soissons) Le général de Grandmaison est l'auteur des théories offensives qui eurent une si fatale influence sur le début de guerre et contribuèrent à mettre l'armée française dans un dangereux état de faiblesse dont le prix fut payé en vies. Il eut au combat un comportement "héroïque" en rapport avec ses propres théories.

JEAN DU BREUIL DE SAINT-GERMAIN - 1873 - 22 février 1915 en Artois

LIONEL DES RIEUX - 1870 - 27 février 1915 : Lionel des Rieux n'est pas un inconnu pour moi, j'avais même recherché vainement sa trace après l'avoir découvert en tant que collaborateur de l'Ermitage où il formait avec René Boylesve et Hugues Rebell un trio d'amis. Un peu plus jeune que ses deux amis dont l'un était déjà mort en 1914, il est de ceux que la tourmente a emportés. Il avait publié deux romans, introuvables, deux tragédies et plusieurs recueils de poèmes, trois drames sont demeurés inédits.

PAUL DE MOUGINS-ROQUEFORT (JEAN D'AULON) - 1863 - 1er mars 1915 à Vauquois (Meuse)

CAMILLE VIOLAND - 1891 - 4 mars 1915 à Pethes-les-Hurlus (Champagne)

ANTOINE BIANCONI - 1882 - 5 mars 1915 à Mesnil-les-Hurlus (Champagne)

MAURICE SAUTAI - 1868 - 7 mars 1915 au moulin de Souain (Champagne)

GUY LASSAUSAIE - 1891 - 10 mars 1915 à Saint-Julien en Belgique

LOUIS SAILHAN - 1880 - 11 mars 1915 à Perthes-les-Hurlus (Champagne)

JEAN-A LEONETOU - 1882 - 13 mars 1915 à Mesnil-les-Hurlus (Champagne)

ANDRE CAMBON - 1882 - 27 mars 1915 à Notre-Dame-de-Lorette (Artois)

CHARLES JEAN-AJALBERT - 1896 - 28 mars 1915 après avoir été blessé en Argonne le 27

LOUIS LAUTREY - 1864 - 31 mars 1915 au bois Le Prête

PIERRE DUPOUEY - 1877 - 3 avril 1915 à Nieuport (Belgique)

GEORGES CHAIGNE - 1887 - 5 avril 1915 à au bois de Mortmare (Lorraine)

RENE DEVRED - 1887 - 6 avril 1915 à Riaville (Meuse)

EUGENE E. LEMERCIER - 1886 - 6 avril 1915 aux Eparges (Verdun)

EMILE ARNE - 1890 - 7 avril 1915 à Flirey (Lorraine)0

JEAN BAYET - 1882 - 7 avril 1915 au bois Le Prêtre (Lorraine)

LOUIS PERGAUD - 1882 - 8 avril 1915 à Marcheville (Woëvre-Lorraine) : Autre vrai talent déjà révélé, Louis Pergaud a laissé plusieurs livres dont la célèbre Guerre des boutons avant de mourir dans cette guerre des boues et des obus.

MAURICE CHAMBON - 1889 - 10 avril 1915 à Pintheville (Meuse)                               

RENE LANCON  - - 1892 - 12 avril 1915 à Marcheville (Woëvre-Lorraine)

ANDRE MORIZE-DELARUE - 1894 - 12 avril 1915 à Saint-Julien (Ypres)

ROBER HERTZ - 1885 - 13 avril 1915 à Marcheville (Woëvre-Lorraine) : Né à Saint-Cloud - Normalien, sociologue, il collabora avec Emile Durkheim. Il ne figure pas, par erreur certainement dans l'Anthologie des Ecrivains morts à la guerre.

ALEXIS PACCART - 1883 - 15 avril 1915 à aux Eparges (Verdun)

ALBERT MICHOT - 1892 - 21 avril 1915 à Prosnes en Champagne

22 avril 1915 attaque allemande sur Ypres.

JEAN DE FOVILLE 1877 - 25 avril 1915 aux Eparges (Verdun)

PIERRE ROUSSELOT - 1878 - 25 avril 1915 aux Eparges (Verdun)

MAURICE LANGLADE - 1883 - 26 avril 1915 à Noeux-les-Mines (Artois)

HENRI COCARDAS - 1881 - 26 avril 1915 Saint-Maurice (Meuse)

FLORENT OLIVIER - 1889 - 26 avril 1915 Calonne (Artois)

ROBERT D'HUMIERES - 1868 - 26 avril 1915 à Lizerne Auteur lui même, il était le traducteur français de Ruydard Kipling et de plusieurs autres auteurs

GEORGES LEVY - 1886 - 27 avril 1915 aux Eparges (Verdun)                                                   

MICHEL DELLA TORRE - 1890 - 29 avril 1915 devant Vauquois (Argonne)

ANTOINE DUJARDIN - 1887 - 30 avril 1915 à Toul

mai 1915, offensive alliée en Artois

ANDRE LAFON - 1883 - 5 mai 1915 d'une scarlatine. Né à Bordeaux le 17 avril 1883.

LEO BYRAM - 1872 - 7 mai 1915 à Gallipoli

LEOPOLD LAURENS ( MARIUS JEAN BAPTISTE LAURENS ) - 1889 - 8 mai 1915 à Gallipoli                                        Dédicace de Thierry Sandre du cinquième volume de l'Anthologie

9 mai 1915 Bataille d'Artois, sur un front de 5 kilomètres, progression de 4/5 kilomètres : 17 000 tués, 20 000 disparus, 60 000 blessés.

HERMAN DE BENGOECHEA - 1889 - 9 mai 1915 : Ce Colombien de 26 ans devait croire que France signifiait quelque chose, il avait raison puisque Pétain, maréchal de 1914 - 1918 est devenu l'ardent pourvoyeur des nazis. Comme les autres, il est mort pour rien, gageons qu'un con actuel expulserait son petit-fils s'il osait pointer le bout de son nez en France, Dieu soit loué, il n'a pas eu le temps d'avoir une postérité. Mort pour rien au cours de l'attaque des "Ouvrages blancs"

PERE FERRES-COSTA - 1888 - 9 mai 1915 Sacrifié avec des compatriotes catalans - ils furent 12 000 a venir se battre pour la France -, en compagnie de tirailleurs sénégalais. Tué à Carency avec 1200 des 4000 hommes de la Légion engagés dans ces combats meurtriers.

ANDRE PUGET - 1882 - 9 mai 1915 à Neuville-saint-Vaast en Artois

ROGER VINCENT - 1886 - 9 mai 1915à Neuville-saint-Vaast en Artois

JOSEPH BOURGEOIS - 1893 - 9 mai 1915 à Souchez en Artois

JACQUES MERCIER - 1888 - 11 mai 1915 à Loos (Artois)

GEORGES FEUILLOY - 1883 - 12 mai 1915 à Pont-à-Mousson (Lorraine) - (blessé le 22 mars 1915)

JEAN STIRN - 1867 - 12 mai 1915 à Berthonval près d'Arras (Artois)

LEON GUILLOT - 1882 - 20 mai 1915 à la Maison Blanche au bois d'Ailly (Lorraine)

23 mai 1915 : L'Italie rallie le camp allié et déclare la guerre à l'Autriche

EMMANUEL GALLIAN (NOEL GAULOIS) - 1867 - 23 mai 1915 à ?

JACQUES SCHNERB - 1879 - 23 mai 1915 à Ablain-Saint-Nazaire (Artois)

ALBERT THIERRY - 1881 - 26 mai 1915 à Noulette en Artois

CHARLES SIMON - 1882 - 26 mai 1915 à Aix-Noulette (Artois)

PAUL SIMON - 1863 - 26 mai 1915 à Thann (Alsace)

LUCIEN MIEILLE - 1891 - 26 mai 1915 au plateau de Pessy 

MAURICE BESLAY - 1877 - 29 mai 1915 à Bouvigny (près de Arras en Artois)

LUCIEN MARIE - 1883 - 31 mai 1915 à Montfaucon (Meuse)

ANDRE D'HARMENON 1893 - 5 juin 1915 à Notre-Dame-de-Lorette en Artois son frère cadet était tombé à Beauséjour le 19 mars 1915

JEAN FLORENCE ( JEAN BLUM ) - 1883 - 6 juin 1915

PAUL DROUOT - 1886 - 8 juin 1915 à Notre-Dame-de-Lorette en Artois

PIERRE MORIDE - 1883 - 8 juin 1915 à Neuville-Saint-Vaast en Artois

GABRIEL LEROUX - 1879 - 8 juin 1915 à Gallipoli (Turquie)

GASTON GRAVIER 1886 - 10 juin 1915

GABRIEL EON - 1883 - 10 juin 1915 à Hébuterne en Artois

ALPHONSE MAIREY - 1877 - 12 juin 1915 à Perthes (Champagne)

JACQUES DE CHOUDENS - 1887 - 13 juin 1915 à Notre-Dame-de-Lorette en Artois

GEORGES MORE - 1891 - 13 juin 1915 à Berry-au-Bac (Aisne)

JULES LEROUX - 1880 - 14 juin 1915 à Neuville-Saint-Vaast en Artois

ROBERT DUBARLE - 1881 - 15 juin 1915 sur le Schnepfenried (Alsace)

JACQUES PIGELET - 1885 - 15 juin 1915 au plateau de Bolande (Lorraine)

ANDRE MAUX - 1886 - 16 juin 1915 à Aix-Noulette (Artois)

RUSSELL KELLY (Américain) - 1893 - le 16 juin 1915 près de Souchez en Artois

RAYMOND CAHU - 1886 - 16 juin 1915 à Neuville-Saint-Vaast en Artois

KENNETH WEEKS ( Américain ) - 1889 - 17 juin 1915 à Arras en Artois9

OSWALD DE LECHE 1893 - 18 juin 1915 à Saint-Pol-sur-Ternoise (Artois)

GEORGES THELLIER DE PONCHEVILLE - 1877 - 18 juin 1915 près de Souchez en Artois

MARCEL BLANCHARD - 1890 - 19 juin 1915 à Carency en Artois

RAYMOND GAUCHER - 1887 - 19 juin 1915 au boyau d'Eulenburg (Alsace)

PIERRE LONG - 1882 - 20 juin 1915 à la Gruerie (Argonne)

JEAN LOEW - 1886 - 21 juin 1915 à Gallipoli

HENRI GOUNELLE - 1894 - 21 juin 1915 à la tranchée de Calonne aux Eparges (Verdun)

DOMINIQUE LA BONNARDIERE - 1873 - 23 juin 1915 à Fontenelle (Aisne)

MARIUS TOURON - 1882 - 24 juin 1915 aux Eparges (Verdun)

JEAN LEJEAUX - 1883 - 28 juin 1915 à Souchez en Artois

JEAN CHARETON - 1869 - 30 juin 1915

JEAN CHARETON - 1869 - 30 juin 1915 à Souchez en Artois

JEAN L'OLAGNE ( JEAN-FRANCOIS ANGELI ) 1886 - juin 1915 à Hébuterne-Serre en Artois

juillet 1915, nouvelle offensive alliée en Artois.

 ELYSEE LANOUE - 1883 - 1er juillet 1915 à Bagatelle, (Argonne)

JEAN-MARC BERNARD - 1881 - 5 juillet 1915 à Souchez en Artois

MAURICE FOULON - 1893 - blessé le 13 mai à Neuville-Saint-Vaast, en Artois décédé le 9 juillet 1915

JOSEPH BRYDON - 1875 - 14 juillet 1915 au bois Blaurain

AMEDEE COZIC - 1880 - 14 juillet 1915 à la Haute Chevauchée (Argonne)

LEON ADOLPHE DESIRE GAUTHIER-FERRIERES 1880 - 17 juillet 1915 à Gallipoli

JEAN-MARIE-JOSEPH-OUDART DE ROUSSEL DE PREVILLE - 1884 - 17 juillet 1915, tranchée de Calonne (Artois)

JEAN RIVAL - 1895 - 20 juillet 1915 à Linge (Vosges)

ROGER COUTURIER - 1897 - 23 juillet 1915 à Haute-Avesnes (Artois)

JULES DUPIN - 1890 - 26 juillet 1915

CHARLES-ANDRE CLERC - 1891 - 29 juillet 1915 au Barenkopf (Alsace)

COMTE OCTAVE DE BARRAL - 1874 - 5 août 1915 à ?

MARCEL HOUIN - 1887 - 7 août 1915 à Sedul-Bahr

EDOUARD CHIESA - 1887 - 7 août 1915 aux Dardanelles

LOUIS BOSQUET - 1879 - 10 août 1915 à Lyon, blessé le 19 juillet  à ?

HENRI CHATELAIN - 1877 - 19 août 1915 évacué sur Paris.  Né le 13 août 1877 à Saint-Quentin, Aisne, Etudes à la Sorbonne, il occupa une chaire de langue et littérature française à l'Université de Birmingham.

ERNEST CLERC - 1874 - 27 août 1915 à Tréloup, Aisne. Né à Paris le 19 décembre 1874.

HENRI COLIN - 1882 - 5 septembre 1915 à Montdidier

JOS LE BRAS ( DIRLEM ) - 1889 - 8 septembre 1915 à Bar-le-Duc

PHILIPPE D'ELBEE - 1883 - 14 septembre 1915 à Wailly près d'Arras (Artois)

22 septembre 1915 Offensives alliées en Champagne

PIERRE REY (PAUL-PHILIBERT REGNIER) - 1875 - 25 septembre 1915 devant La Main de Massiges (Champagne)

ALBERT MALET - 1864 - 25 septembre 1915 à Roclincourt (Artois)

JOSEPH DE PRADEL DE LAMAZE ( JOSEPH D'ALLSAC ) - 1882 - 25 septembre 1915 en Artois Né à Alger d'une famille limousine de soldats il est le troisième d'une famille de sept enfants dont quatre garçons tous officiers. Collège Saint-Martial de Limoges, il complète ses études à Paris avant d'entrer à Saint-Cyr d'où il sort sous-lieutenant en 1903. En 1912 il part pour le Maroc où il avait demandé une affectation. En mai 1915 il participe aux combats devant Ypres où il est blessé une première fois. Le 25 septembre 1915 il est blessé mortellement à Barly en Artois. Un de ses frères fut également tué au combat. Il est l'auteur d'un unique roman : Debout les hommes publié sous le nom de Joseph d'Allsac.

JOSEPH DE BONNE - 1883 - 25 septembre 1915 à Champagne. Joseph-Marie-Léon vicomte de Bonne, né à Toulouse le 20 mars 1883. Etudes classiques au Caoussou à Toulouse (Jésuites) puis Faculté de droit, il termine ses études par une thèse de doctorat. Il publie plusieurs essais et collabore à différentes revues dont l'Action Française de Maurras.

LEON DE MONTESQUIOU - 1873 - 25 septembre 1915 à Souain (Champagne)

PHILIPPE BORRELL - 1890 - 25 septembre 1915 en Champagne

J.RAYMOND GUASCO - 1888 - 25 septembre 1915 blessé, porté disparu

LUCIEN GUMPEL - 1880 - 25 Septembre 1915 à Auberive en Champagne

GEORGES PANCOL - 1888 - 25 septembre 1915 à ?

LEON BOUTRY - 1880 - 25 septembre 1915 entre Neuville-Saint-Vaast et Thélus en Artois

ROBERT THIRIET - 1895 - 25 septembre 1915 à Maisons-de-Champagne

MAURICE PERRETTE - 1892 - 25 septembre 1915 devant Thélus en Artois

CHRISTOPHE COLOMBE - 1886 - 25 septembre 1915 à Souain (Champagne)

HENRI VIMARD - 1879 - 25 septembre 1915 à Souain (Champagne)

RENE PERINGUEY - 1894 - 25 septembre 1915 à Beauséjour (Champagne)

LUCIEN DELLYS ( LUCIEN GUENNEGUEZ ) - 1881 - 27 septembre 1915 à la Main de Massiges (Champagne)

JOSEPH HUDAULT - 1881 - 27 septembre 1915 (Champagne)

MARCEL NENOT - 1892 - 27 septembre 1915 à la tranchée de la Vistule (Champagne)

LEO LATIL - 1890 - 27 septembre 1915 (Champagne)

JEAN DUFLOS - 1879 - 27 septembre 1915 (Champagne)

ERNEST LAGUILLE - 1886 - 27 septembre 1915 (Champagne)

GEORGES AUDIBERT - 1885 - 28 septembre 1915 à Souchez (Artois) Publia un recueil de poèmes et collabora à divers journaux.

AMEDEE GUIARD - 1872 - 28 septembre 1915 au Bois de la Folie (Artois)

HENRY FARNSWORTH (Américain) - 1890 - 28 septembre 1915 au Bois Sabot (Champagne)

HENRI CHERVET - 1881 - 30 septembre 1915 à Maigneux (Argonne)

PIERRE DE ROZIERES - 1887 - 1er octobre 1915 près de Souchez en Artois

ALBERT DUMANGE - 1894 - 5 octobre 1915 à Saint-Hilaire-le-Grand (Champagne)

HENRI LAGRANGE - 1893 - 6 octobre 1915, blessé en Champagne le 6 octobre il meurt à l'hôpital de Montereau.

AUGUSTE COMPAGNON - 1879 - 7 octobre 1915 à Somme-Suippes (Champagne)

LOUIS DE LA SALLE - 1872 - 7 octobre 1915 (Champagne)

GABRIEL ARBOUIN - 1878 - blessé gravement le 7 octobre 1915 - décédé le 19 janvier 1917

MARCEL CAVAL - 1886 - 10 octobre 1915 à Souain (Champagne)

GUSTAVE GENEVOIX - 1847 - 19 octobre 1915 (Champagne) - Ce membre de l'Académie des Belles lettres de Rouen a été le plus vieil écrivain victime de cette guerre. Ancien combattant de 1870, il était volontaire.

PAUL DE RITTER - 1881 - 31 octobre 1915 à Grenoble, blessé le 18 octobre à Viller-sur-Tourbe (Marne)

JOSPEH FOUSSENQ - 1884 - octobre (?) 1915 sur l'Amiral-Hamelin à destination de Salonique

PHILIPPE REGNIER - 1860 - 3 décembre 1915 à Boesinghe (Belgique)

EMMANUEL BRUNET - 1887 - 7 décembre 1915 sur la route de Stroumitza en Serbie

ALEXANDRE MARY - 1884 - 18 décembre 1915 d'une tuberculose. Né à Beauvais le 23 juillet 1884. Il avait lutté contre la guerre avant juillet 1914, au sein du Comité de rapprochement franco-allemand. Savant naturaliste et poète, il fut mobilisé bien que malade.

AMEDEE GARNIER - 1887 - 25 décembre 1915 à Eski-Hissarlik (Dardanelles)

FERDINAND BELMONT - 1890 - 28 décembre 1915 blessé sous le Vieil-Armand en Alsace, mort à l'hôpital de Moosch

 MAXENCE LEGRAND ( Alexandre Warschawsky ) - 1882 - 4 janvier 1916

CHARLES DE FONTENAY - 1889 - 10 janvier 1916 à Massiges (Champagne)

CHARLES CARRAU - 1885 - 12 janvier 1916 à Maison de Champagne

MARCEL-LOUIS HENNEQUIN - 1869 - 12 janvier 1916 à Moosch (mortellement blessé le 10 janvier au Viel-Armand en Alsace)

ANDRE BREVAL - 1890 - 24 janvier 1916 à Nieuport (Belgique, sur l'Yser)

MAURICE CHALHOUB dit MAURICE MAREIL - 1884 - 6 février 1916 à Etampes. Né le 24 mai 1884 à Marseille, d'origine algérienne, il devient élève pilote et meurt dans un accident lors de sa dernière épreuve de pilote.

CARLO TRISTAN - 1876 - 7 février 1916 à Prosnes (Marne)

21 février 1916 Attaque allemande sur Verdun, le fort de Douaumont quasi abandonné, tombe sans être défendu.

ROBERT THURIN 1896 - 21 février 1916 en Artois

EMILE DRIANT - ( DANRIT ) - 1855 - 22 février 1916 à Verdun au bois des Caures

EUGENE NOLENT - 1878 - 24 février 1916 à Somme-Suippes

LUCIEN ROLMER - 1880 - 28 février 1916 à Douaumont (Verdun)

ERNEST BABUT - 1875 - 28 février 1916 à Boesinghe (Belgique)

RICHARD DE BURGUE - 1885 - février 1916

MARCEL BOURCE - 1883 - 4 mars 1916 à Douaumont (Verdun)

ANDRE DUPONT - 1884 - 5 mars 1916 à Douaumont (Verdun) (Tentative de reprise du fort)

LEON BOYER - 1883 - 10 mars 1916 à Froide-Terre devant Verdun

THOMAS DE SAINT-LAURENT - 1886 - 13 mars 1916 en Artois

PAUL LINTIER - 1893 - 15 mars 1916 à Jeandelincourt Auteur de " Ma Pièce "

GEORGES MAURICE - 1882 - 15 mars 1916 à Souain (Champagne)

HENRI BERTRAND - 1882 - 22 mars 1916 au bois d'Esnes en Argonne. Né à Dieulefit (Drôme), il fut élève du lycée de Tournon, puis de la Faculté de Médecine de Montpellier. Il séjourne à Bône en Algérie puis voyage en Tunisie et au Maroc avant de s'installer à Nice. Il publie sous un pseudonyme (Henry et Jean Sansterre), illustrés par le Dr Marcel Benoît, Les contes du Bled et du Fondoux, puis, sous la même signature, dans l'Humanité, un roman, Les Mémoires d'un sauvage. Il laisse des écrits inachevés, un roman à peu près terminé et l'ébauche d'un troisième, ainsi que des écrits sur la guerre.

ALPHONSE-GEORGES HAMONNO - 1883 - 23 mars 1916 à Paris. Né le 19 juillet 1883 à Brest. Evacué pour épuisement il ne put se relever.

HENRI DE MALLERAY - 1859 - 29 mars 1916

LEON ISRAEL - 1882 - 6 avril 1914 à ? - Il avait terminé un poème sur les exécutions capitales par : " Un vieillard ennuque - Sent sous sa perruque - Le froid de l'acier. - Un autre, à bésicles - Fignole un article - Où, chaud, le sang gicle - Pour le peuple absent. - Il dira, prophète - Pour clore la fête, - Que "justice est faite "... - ... faite dans le sang !..."

PIERRE-MAURICE MASSON - 1879 - 16 avril 1916 à Verdun (?)

JULES-GERARD JORDENS - 1885 - 26 avril 1916 à Pontavert

ANATOLE GEORGIN - 1891 - 1er mai 1916 au Bois de la Caillette (Verdun)

JOSE GARCIA CALDERON - 1888 - 5 mai 1916 : On pourrait dire pour ce Péruvien qui écrivait en français la même chose que pour Bengoechea. Venu étudier les arts en France, peintre, dessinateur, il s'engagea et mourut ... pour rien.

GEORGES MERCIE - 1882 - 6 mai 1916 à Verdun

GABRIEL SUCHET - 1894 - 8 mai 1916 au fort de Souville près de Fleury, Verdun

ALFRED MEJAN - 1886 - 10 mai 1916 à Verdun

FLORIMOND WAGON - 1895 - 20 mai 1916 au Mort-Homme, Verdun

SYLVAIN ROYE - 1891 - 24 mai 1916 à Douaumont, Verdun

AUGUSTE CANIVET ( EWA SAENS ) - 1877 - 31 mai 1916 près d'Armentières

ANDRE FERNET - 1886 - 1 juin 1916 à Viviers près de Morhange (Lorraine)

ALFRED JOUBAIRE - 1895 - 2 juin 1916 au Bois-Fumin, Verdun

JULES HEDEMAN - 1869 - 8 juin 1916 Fleury (Verdun)

RENE THOREL - 1877 - 8 juin 1916 à Fleury-Thiaumont, Verdun

EMILE CLERMONT - 1880 - juin 1916

OLIVIER DIRAISON-SEYLOR - 1873 - 17 juin 1916 au bois de Navet près de Thiaumont Verdun

CHARLES COMPODONICO - 1888 - 20 juin 1916 à Margaine, blessé le 18 juin 1916 au Four-de-Paris (Argonne)

JEAN DUGUET - 1886 - 22 juin 1916 Tranchée d'Avocourt - Verdun

MARCEL BRUNNARIUS - 1884 - 23 juin 1916 à Verdun

VICTOR-EMMANUEL CHAPMAN (Américain) - 1890 - 23 juin 1916 près de Verdun

PAUL ACKER - 1874 - 27 juin 1916 à l'hôpital de Moosch

1er juillet 1916 Offensive alliée sur la Somme

 LUCIEN PETITPOISSON - 1893 - 1er juillet 1916 à Curlu (Somme)

CAMIL CAMPANYA - 1892 -2 juillet 1916 - Volontaire catalan.

PAUL FIOLLE - 1887 - 2 juillet 1916 (Somme)

RAOUL MONIER - 1879 - 4 juillet 1916 au Moulin du Ru-de-Baleycourt, blessé à Thiaumont (Belgique) le 29 juin 1916

CAMIL CAMPANYA - 1892 - 4 juillet 1916 à Belloy-en-Santerre (Somme)

ALAIN SEEGER (Américain) - 1888 - 4 juillet 1916 à Belloy (Somme)

AUGUSTIN COCHIN - 1876 - 8 juillet 1916 à Hardecourt (Somme)

JOSEPH GRAVIER - 1890 - 12 juillet 1916 aux Eparges Verdun

ANDRE GODIN - 1883 - 13 juillet 1916 ) Massiges (Champagne)

FREDERIC DUVAL - 1876 - 20 juillet 1916 à Deniécourt (Somme)

MARCEL ETEVE - 1891 - 20 juillet 1916 à Estrée (Somme)

HIPPOLYTE PISSARD - 1882 - 20 juillet 1916 à Curlu (Somme) On peut mesurer avec effarement l'inutilité stratégique des combats quand on rapproche la mort de Lucien Petitpoisson, à Curlu, le premier jour de l'offensive et celle de Pissard, 20 jours plus tard ... au même endroit !

PIERRE DABRY - 1864 - 21 juillet 1916 Né le 15 octobre 1864 à Avignon, Ordonné prêtre le 15 juin 1889, après une seconde entrée au Sémianire qu''il avait quitté une première fois, il entre à l'Ecole des Carmes de Paris. Il devient par hasard correspondant du journal le Courrier du Midi. Il participe au ralliement des catholiques à la République par la Démocratie Chrétienne. Engagé en décembre 1914 comme infirmier volontaire, il est réformé pour cause d'épuisement. Il erre et meurt vagabond, affamé et tuberculeux à Marseille.

LOUIS DE CORCELLES - 1895 - 30 juillet 1916 à Maurepas (Somme)

PIERRE FLAMAND - 1878 - 1er août 1916 au Bois Fumin Verdun

FRANCOIS LANDES - 1886 - 6 août 1916 à Bras (Meuse)

MAURICE MAUREL - 1895 - 12 août 1916 à Verdun

28 août 1916, l'Italie déclare la guerre à l'Allemagne

GUIDO DIAZ DE SORIA - 1877 - 28 août 1916 à Amiens

ABBE RAPHAEL-EDGARD RETAUD - 1879 - 30 août 1916 à Verdun

HENRI-EMILE GENET - 1889 - 4 septembre 1916 Verdun

ALBERT CASSAGNE - 1869 - 5 septembre 1916 tunnel de Tavannes Verdun

HENRI-PAUL D'IVOI - 1892 - 6 septembre 1916 à Berny-en-Santerre

ROBERT GAUTHIOT - 1876 - 11 septembre 1916 au Val-de-Grace (des suites d'une blessure reçue durant la campagne d'Artois au printemps 1915)

ALEXANDRE DESVACHEZ - 1893 - 12 septembre 1916 à Combles (Somme)

CHARLES MIQUIGNON - 1882 - 16 septembre 1916 à ? Presque tous ses manuscrits furent détruits par sa belle-mère, une conne qui le détestait.

FELIX GAZIER - 1878 - 20 septembre 1916 à Bouchavesnes (Somme)

FELIX DE PACHTERE - 1881 - 24 septembre 1916 à Vrbeni Bulgarie

KIFFIN YATES ROCKWELL (Américain) - 1892 - 25 septembre 1916 Il fut le premier américain à s'engager dans l'armée française pour combattre l'Allemagne. Dès le 3 août 1914 il offre ses services au Consul de France à la Nouvelle-Orléans. Il s'embarque à New-York le 7 août et le 27 août s'engage dans la légion étrangère. Après avoir participé à de nombreux combats et été blessé à Neuville-Saint-Waast il est versé dans l'aviation où il participe à la création de l'escadrille Lafayette dans laquelle périront de nombreux volontaires américains. Il fut abattu après plusieurs combats victorieux, près de Thann (Alsace).

ETIENNE DE FONTENAY - 1893 - 25 septembre 1916 à Bouchavesnes (Somme)

GONZAGUE GIGNOUX - 1886 - 25 septembre 1916 à Armensko, front bulgare

LOUIS PERRET - 1895 - 25 septembre 1916 à Bouchavesnes (Somme)

PAUL ALEXANDRE - 1884 - 26 septembre 1916 à Bouchavesnes (Somme)

CHARLES TROUFLEAU - 1878 - 27 septembre 1916 entre Florina et Pisoderi, front bulgare

ALBERT NICOLEAU - 1888 - 27 septembre 1916 à Caissy près de Laon (Aisne)

MAURICE DALLERE - 1889 - 7 octobre 1916 à Fleury Verdun

PIERRE QUENTIN-BAUCHART - 1881 - 8 octobre 1916 à Bouchavesnes (Somme)

MARCEL TOUSSAINT-COLLIGNON - 1882 - 13 octobre 1916 à Sailly-Saillisel (Somme)

NORMAN PRINCE (Américain) - 1887 - 15 octobre 1916

PHILIPPE GONNARD - 1878 - 25 octobre 1916 en Woèvre

PHILIPPE GAUTHIER ( Guy BALIGNAC ) - 1884 - 7 novembre 1916 à Pressoir (Somme)

PIERRE QUENTIN-BAUCHART - 1881 - 13 novembre 1916

JOSPEH BERTHIER - 1879 - 15 novembre 1916 à Sailly-Saillisel (Somme). Né à Josselin en Bretagne. Effectue son apprentissage de joailler à Paris. En 1910, il publie un premier volume de contes, qui sera suivi d'un second en 1912 ainsi que d'une comédie. Un roman est publié en 1913. Il perd ses deux frères en 1914, dont un au front à Courbesseaux.

ROGER ENG - 1892 - 6 décembre 1916

GASTON VOLLET - 1887 - 16 décembre 1916 à Vaux Verdun

ANDRE MACHE 1890 - 31 décembre 1916 à Porquerolles Né le 19 juin 1890 à Paris. Evacué après les Eparges, d'hôpital en hôpital, il meurt loin des zones de conflit.

GABRIEL ARBOUIN - 1878 - le 19 janvier 1917 des suites d'une blessure du 7 octobre 1915 au bois de Videgrange

ALBERT JOANNET - 1890 - 24 janvier 1917 à Saint-Martin-lès-Boulogne Né le 1er octobre 1890 à Biarritz. Il écrivit, entre autres, pour l'Intransigeant cinquante articles sur l'équipée de la bande à Bonnot. Il est mort de la fièvre typhoïde.

JOSEPH CAHN - 1887 - blessé le 29 décembre 1916 à Biaches, mort le 30 janvier 1917 à Mulhouse.

 EMILE BERTAUX - 1869 - 8 janvier 1917 Mort d'une pneumonie après un périple en avion au-dessus du front. Né à Fontenay-sous-bois, Ecole Normale Supérieure, historien de l'art, professeur à la Faculté des lettres de Lyon et à la Sorbonne.

THEODORE MERCADIER - 1884 - 24 janvier 1917 entre Moulin-sous-Touvent et Aubrèche (Oise)

ROGER BRUNEL - 1884 - 25 janvier 1917 dans le torpillage de l'Amiral Magnon, en route pour l'Armée d'Orient

LEON BERTHON - 1893 - 12 février 1917 à l'hôpital de Clermont (Oise) d'une maladie contractée à Verdun. Né à Saint-Aigulin en Charente maritime.

FERNAND HOFF - 1895 - 14 février 1917 au Südelkopf (Alsace)

YVES DE GUERDAVID - 1892 - 28 février 1917 à Tahure (Marne)

JOSEPH PERIER - 1881 - 11 mars 1917 à Paris Né le 2 octobre 1881, service auxiliaire pour raison de santé, malade à la suite de piqures anti-typhiques, il meurt d(une grippe contracté dans le service des allocations militaires.

13 mars 1917 Révolte en Russie, 16 mars 1917 abdication du Tsar.

JAMES-ROGER MAC CONNELL (Américain) - 1887 - 19 mars 1917 à Ham

PAUL-RENE COUSIN - 1890 - 22 mars 1917 à Tergnier (Aisne)

 EUGENE PIC - 1895 - 23 mars 1917 à Clastres (Somme)

PIERRE CORBIN - 1882 - 24 mars 1917 à Monastir

2 avril 1917 Déclaration de guerre des Etats-Unis à l'Allemagne.

avril 1917 offensive alliée menée par les britanniques en Artois..

MARCEL ALVERNHE : 1892 - 10 avril 1917 à Buzancy (Champagne) Né à Camarès (Aveyron). Etudes au collège Sainte-Affrique, aux lycées de Montpellier et de Rodez. Il monte à Paris où il épouse la fille de Viala dont le père venait de mourir. Collaboration à différents journaux. Il combat sur la Somme, la Meuse, l'Aisne, en Champagne où il est blessé d'une balle dans la tête dans la nuit du 1er au 2 septembre.

ARISTIDE-LOUIS-ARMAND BRUANT - 1883 - 15 avril 1917 à Craonne (Aisne)

16 avril 1917, Nivelle lance au " Chemin des dames " l'offensive la plus stupide, la plus mal menée et la plus meurtrière de la guerre. Il ne sera jamais jugé.

JEAN KLINGEBIEL - 1892 - 16 avril 1917 au Chemin-des-Dames (Aisne)

PAUL-A. ARNOLD - 1896 - 16 avril 1917 à Craonne (Aisne)

PAUL DUBRULLE - 1882 - 16 avril 1917 devant Craonne (Aisne)

LOUIS MAIRET - 1894 - 16 avril 1917 à Chevreux - Craonne (Aisne)

EDMOND GENET (Américain) - 1896 - 16 avril 1917 près de Ham

MICHEL PSICHARI - 1887 - blessé le 16 avril 1917, il meurt le 20 avril 1917 à La Veuve près de Châlons

JEAN BOINE - 1894 - 16 avril 1917 (Somme ?)

JEAN DE RICAULT D'HERICAULT - 1876 - 16 avril 1917 à Craonne (Aisne)

JACQUES LAVOINE - 1896 - 17 avril 1917 au mont Cornillet (Champagne)

ANATOLE MEPLAIN - 1891 - 21 avril 1917 à Berry-au-Bac Champagne

PIERRE FONS - 1880 - 23 avril 1917 à Cambo. Né le 16 juillet 1880 à Toulouse, poète, il mourut d'épuisement et de maladie sans avoir voulu renoncer à ses charges au Ministère de la Guerre.

PRIMICE CATULLE-MENDES - 1896 - 23 avril 1917 au Bois-Noir en Champagne

CHARLES KLOSTER - 1884 - 27 avril 1917 Fait prisonnier, il meurt d'épuisement des suites des mauvais traitements infligés aux prisonniers.

MARCEL COUSINERY - 1891 - 29 avril 1917 en Bulgarie

JEAN PIERRE CALLOC'H (Bleimor) - 1888 - avril 1917

Mai 1917, Mutineries sur le front français suite aux massacres de Nivelles, fraternisations limitées, Pétain fait fusiller ( déjà ) des soldats au hasard.

HENRI DE CORBIE - 1895 - 5 mai 1917 au Chemin-des-Dames (Aisne)

LOUIS CHAMPEAUX (GEORGES BABET) - 1890 - 6 mai 1917 à Craonne (Aisne). Il mourut quelques heures après son jeune frère Henry Babet.

MARCEL DEMONGEOT - 1869 - 6 mai 1917 à Saint-Jean-de-Luz. Né le 13 juillet 1869 à Langres. Commandant d'infanterie, malade et soigné à l'hôpital du Val de Grace au début de la guerre, il reprend du service et part dès le sixième jour à la tête d'un bataillon. Evacué, malade, inapte au service il meurt. Il avait été l'objet d'une polémique au sujet d'un livre publié sous le titre évocateur de Citoyen et Soldat qui avait beaucoup déplu dans l'armée de métier réactionnaire et subversive de l'Affaire Dreyfus. Ce livre qui lui avait valu la sympathie et la protection du général André.

EUGENE CAPDEVILLE - 1892 - 7 mai 1917 à Graonelle (Craonne Aisne)

RENE DALIZE (Chevalier RENE DUPUY DES ISLETTES) - 1879 - 7 mai 1917 à Cogne-le-vent - Ballade du pauvre macchabé mal enterré

BERNARD FREEMAN TROTTER (Canadien) - 1890 - 7 mai 1917 à Mazingarbe

GEORGES MATHIEU - 1882 - 8 mai 1917

LEON ROGER-MARX - 1890 - 27 mai 1917 au Chemin-des-Dames (Aisne)

7 juin offensive alliée dans le secteur d'Ypres.

ALBERT BERTRAND-MISTRAL - 1890 - 7 juin 1917 au Chemin-des-Dames (Aisne)

MARC ANDRE - 1893 - 28 juin 1917 au Chemin-des-Dames (Aisne)

HENRI CHASSIN - 1890 - 24 juillet 1917 des suites d'une blessure reçue à la Marne en 1914

RENE AUDIGIER - 1894 - 25 juillet 1917 au Chemin-des-Dames (Aisne)

JEAN FONTAINE-VIVE - 1895 - 2 (?) août 1917

PIERRE DE LESTANG - 1896 - 4 août 1917 à Bixschoote (Yser)

EUGENE RHULLIER - 1881 - 6 août 1917 à Fontaine-au-Vivier près de Craonne, Aisne

ALBERT-PAUL GRANIER - 1888 - 17 août 1917 à ?

ROBERT IBELS - 1895 - 19 août 1917 à la côte du Poivre (Verdun)

JEAN HATIER - 1890 - 20 août 1917 au Mort-Homme (Verdun)

JACQUES MONNIER - 1871 - 23 août 1917 à Saint-Dizier d'un accident au cours d'un exercice de tir à la mitrailleuse. Né le 7 mars 1871 à Dunkerque. Auteur dramatique.

RAYMOND JUBERT - 1889 - 26 août 1917 à Verdun

ELIE GEVIN - 1884 - 8 septembre 1917 à au bois des Caurières (Verdun)

24 - 27 octobre 1917 : Rupture du front italien - Caporetto. Le front est stabilisé sur la Piave après l'évacuation d'une partie de la Vénitie.

ANDRE SOUQUIERES - 1885 - 8 octobre 1917 à Douaumont (Verdun)

ALBERT BARATIER - 1864 -17 octobre 1917 : Né le 11 juillet 1864 à Belfort, fils d'officier, il entre à Saint-Cyr en 1883. Il effectue sa carrière dans une Afrique noire encore dangereuse et est affecté en 1895 à la mission de Marchand dont il est devenu l'ami et où il va jouer un rôle important. Témoin de Fachoda, devenu Général de division, il meurt d'une embolie alors qu'il inspecte les tranchées de son secteur. Il laisse plusieurs récits publiés de ses expériences africaines.

PAUL PERSON - 1886 - 27 octobre 1917 à Verdun

PIERRE JOBBE-DUVAL - 1887 - 29 octobre 1917 à Sainte-Maxime-sur-Mer d'épuisement et de maladie. Né le 8 octobre 1887 à Paris il écrit des livrets lyriques et des articles pour plusieurs journaux.

novembre 1917, arrivée au pouvoir du va-t-en-guerre Clémenceau, basses opérations contre les pacifistes qui n'ont pas été, comme Jaurès, assassinés.

8 novembre 1917 Révolution bolchevik en Russie

PIERRE ROGER - 1890 - 7 novembre 1917 entre Craonne et Corbeny (Aisne)

PAUL PAVELKA (Américain) - 1892 - 12 novembre 1917 à Salonique

ADRIEN BERTRAND - 1888 - 18 novembre 1917 : Né à Nyons (Drôme).Dès l'âge de vingt ans, il se lance en littérature, fonde une revue, fait jouer une pièce et collabore à diverses journaux. Blessé fin octobre 1914 à Henamesnil, en Lorraine, il vivra encore trois ans et écrira durant ce temps où il est transporté d'hôpital en hôpital et subit de nombreuses opérations, la plus grande partie de son œuvre dont le livre qui lui valut le Prix Goncourt en 1916 : l'Appel du sol.

CHARLES BALLOT - 1886 - 5 décembre 1917 à Verdun

JEAN COLIN (Général) - 1864 - 29 décembre 1917 devant Monastir

LUDOVIC TAVAN - 1888 - ? 1917 sur le Vardar (Armée d'Orient - Grèce)

 RAYMOND TABOURNEL - 1872 - 30 janvier 1918 blessé le 13 septembre 1914 à Fontenoy

3 mars 1918 Traité de Brest-Litovsk entre l'URSS et l'Allemagne, fin de la guerre sur le front russe.

JEAN MASSET - 1887 - 8 mars 1918 La mort a rattrapé cet homme qui, blessé gravement le 14 août 1914 lors de la première bataille de la Marne est fait prisonnier, puis évacué en Suisse d'où, inapte au combat, il est renvoyé en juillet 1917 en France où il se marie. C'est lors d'un bombardement de gothas qu'il sera tué avec sa mère, dans sa maison à Paris

21 mars 1918 Attaque allemande sur la Somme, rupture du front allié qui se rétablit devant Amiens.

AUGUSTE ARENE - 1884 - 23 mars 1918 à ?

PAUL-ALAIN DUTRUEL (STEPHAN PAD) - 1892 - 24 mars 1918 à Gondrecourt (Meuse)

JACQUES DE CHAMPFEU - 1896 - 27 mars 1918 à la Boissière Son frère était mort du tétanos le 13 décembre 1917, suite à une blessure reçue à La Malmaison.

JUSTIN MASSE Abbé - 1890 - 30 mars 1918 à Vaux près de Montdidier

LOUIS DE CLERMONT-TONNERRE - 1877 - 30 mars 1918 à Orvillers-Sorel

avril 1918 Attaque allemande dans les Flandres, échec.

RENE VILLEPIGUE - 1894 - 4 avril 1918 à Moreuil (Somme)

YVES-AUGUSTIN-HILAIRE DE VEILLECHEZE DE LA MARDIERE - 1892 - 5 avril 1918 à Grivesnes (Somme)

HENRY DE BARRES - 1882 - 23 avril 1918 dans la région de Noyon-Compiègnes

MAURICE BOUIGNOL - 1891 - 26 avril 1918 à Rubescourt

GABRIEL PIERRE-MARTIN 1882 - 29 avril 1918 à Locre (Belgique)

27 mai dernière offensive allemande au Chemin des Dames. Percée, la Marne est atteinte.

FRANCOIS BARON - 1898 - 5 mai 1918 à Moyenneville. Né à Narbonne. Elève de l'Ecole des Chartes. Il a publié un recueil de poèmes, Sous le casque loin des lauriers.

GERVAIS-RAOUL LUFBERY (Américain) - 1885 - 19 mai 1918 près de Toul

GEORGES SABIRON - 1882 - 29 mai 1918 à Restitue

LEONCE DUPIN - 1863 - 30 mai 1918 mort à Bordeaux des suites d'une commotion en 1914. Né le 2 juillet 1863 à La Réole. Il devint professeur de peinture. Mobilisé en qualité de capitaine en 1914.

HENRI DISPAN DE FLORAN - 1885 - 31 mai 1918 à Audignicourt

MAXIME FRANCOIS-PONCET - 1898 - 4 juin 1918 sur l'Aisne

LUCIEN LECUREUX - 1880 - 4 juin 1918 à ?

JEAN LE ROY 1894 - 7 juin 1918 à Locre (Belgique)

GEORGES FARCIGNY - 1886 - 9 juin 1918 à Elincourt-Sainte-Marguerite

JEAN ARBOUSSET - 1895 - 10 juin 1918    La chanson du sapeur

LOUIS ROLIER - 1884 - 10 juin 1918 à ?

LOUIS BONFILS - 1891 - 11 juin 1918 à Mélicoq (Oise)

CLOVIS GRIMBERT - 1887 - 11 juin 1918 à Méry  ( Somme )

DOMINIQUE ARRAMOND - 1880 - 11 juin 1918 à Compiègne

ROBERT BUCHERE - 1879 - 21 juin 1918 à ?

ANDRE UMBRICHT - 1889 - 26 juin 1918 à Maignelay (Oise)

JULIEN LE LIBOUX - 1881 - 28 juin 1918 à Paris d'une méningite. Né le 20 février 1881, à Guéméné-sur-Scorff, Morbihan. Directeur de la revue catholique La semaine littéraire et auteur Du renouveau catholique dans les lettres.

EDMOND ROTTACH - 1877 - 29 juin 1918 à Passy-en-Valois (Aisne)

MAURICE BOUIGNOL - 1891 9 juillet 1918 à Rubescourt (Oise) Né le 16 janvier 1891 à Saint-Servan, il sort de l'Ecole Normale, agrégé de lettres en 1914. Ses poèmes de guerre furent publiés en 1918 et ses poèmes antérieurs en 1920.

PIERRE ANCHER - 1893 - 10 juillet 1918 à Bordeaux des suites d'une blessure du 21 février 1915

AUGUSTE DELAHAYE - 1894 - 15 juillet 1918 à Cutry près de Soissons (Aisne)

CHARLES D'OLLONE - 1865 - 15 juillet 1918 Malade il mourut après avoir servi jusqu'au bout de ses forces, à peine rentré dans son foyer angevin. Né le 25 janvier 1865, Saint-Cyr, Musicien, poète.

ANDRE DUFNER - 1898 - 18 juillet 1918, disparu près de Faverolle (Aisne)

LOUIS KREMER - 1883 - 18 juillet 1918 à l'hôpital de l'école Polytechnique

ABBE HENRI GONNET - 1889 - 18 juillet 1918 à Monnes (Aisne)

JOOST VAN VOLLENHOVEN - 1877 - 19 juillet 1918 entre Château-Thierry et Soissons (Aisne)

GABRIEL-TRISTAN FRANCONI - 1887 - 23 juillet 1918 au bois de Sauvillers

JEAN LEVEQUE 1888 - 23 juillet 1918 à Oulchy-la-Ville

JOYCE KILMER ( Poète américain ) - 1886 - 30 juillet 1918 bataille de l'Ourcq

PIERRE DAVID - 1886 - 1er août 1918 près de Soissons

FERNAND MONCAUT-LARROUDE - 1890 - 4 août 1918 à ?

GERARD MALLET - 1877 - 7 août 1918 à Bazoches (Aisne)

LOUIS GERY - 1885 - 20 août 1918 à Cuts

ARY-HENRI CHARDON - 1889 - 22 août 1918 à Beuvraignes.

EDMOND ADAM 1889 - 24 août 1918 à La Veuve après avoir été blessé entre Courmelois et Thuisy le 21 août

LOUIS DARMET - 1890 - 2 septembre 1918 à Juvigny (Aisne)

JULES JEANBERNAT BARTHELEMY DE FERRARI DORIA - 1890 - 7 septembre 1918 à la bataille de l'Ailette

CHARLES BAYET 1849 - 7 septembre 1918 : Né à Liège, entré à l'école Normale supérieure en 1868, Charles Bayet servit dans l'armée de Faidherbe dans les combats du Nord en 1870. C'est là qu'il acquit et le grade de sous-lieutenant et la nationalité française. Enseignant de l'enseignement supérieur puis recteur de la Faculté de Lille il fut nommé en 1896 Directeur de l'Enseignement primaire. Il a publié des travaux sur l'Art byzantin et fut correspondant de l'Académie des Inscriptions et des Belles-Lettres. Il venait de prendre sa retraite quand la guerre éclata et il s'engagea en tant que sous-lieutenant. Contraint d'abandonner les tranchées au bout de trois mois il est affecté à la place de Pont-à-Mousson. Il perd son fils Jean, tué au combat de Bois-le-Prêtre et obtient l'autorisation de rejoindre son second fils à l'armée d'Orient où il est affecté à l'Etat-Major du général Sarrail. De graves accès de paludisme l'obligent à rentrer en France où il est opéré. Il meurt le 7 septembre à l'hôpital à Toulon à l'âge de 69 ans.

Violente épidémie de grippe qui fera des ravages dans l'armée des tranchées où les hommes sont affaiblis tout comme le paludisme décime l'Armée d'Orient.

JACQUES FROISSART 1897 - 14 septembre 1918 entre Aisne et Vesle

LOUIS LE MOAL - LAOUIK 1881 - 14 septembre 1918 à Crouy

MARCEL TAUTAIN - 1895 - 14 septembre 1918 à Courlandon (Marne)

GEORGES HENRY - 1898 - 18 septembre 1918 à Toulouse. Né le 19 janvier 1898 à Paris. Ecole Sainte-Barbe. Lors d'une permission, il est terrassé par une congestion pulmonaire et meurt à son arrivée à Toulouse dans les bras de ses parents.

MAURICE DE SAINT-JEAN LENTILHAC - 1884 - 24 septembre 1918 à Bourges des suites des blessures d'un accident d'avion

FRANCISQUE ANATOLE BELVAL-DELAHAYE - 1879 - 27 septembre 1918 Mort à l'hôpital de Romans où il avait été évacué du front après avoir contracté la grippe qui fit de nombreuse victimes dans cette population militaire en état de santé précaire. Poète né à la Ferté-Milon. Autodidacte, il parvint à entrer après de nombreux métiers, à la rédaction du journal le Septentrional de Paris. Il écrivit un pamphlet à la gloire de ses semblables les "gueux de l'art" : Par le fer et par la torche.

FRANCOIS POUZOL - 1891 - 28 septembre 1918 à Somme-Py

ANDRE BIGUET - 1893 - 8 octobre 1918 à Pontgivard (Champagne) Né le 1er janvier 1893 à Avesne-le-Comte (Pas-de-Calais). Etudes au lycée Faidherbe de Lille, puis au lycée Mariette à Boulogne-sur-mer. Il commence à écrire à quinze ans. Il publie un recueil de poèmes, Le Feu et la Cendre en 1913. Il se bat à partir de mai 1915 et fait partie du premier contingent envoyé en Serbie.

PHILIPPE REYNIER - 1898 - 10 octobre 1918 près de Cormicy en Champagne

GEORGES LETERVANIC - 1888 - 14 octobre 1918 à Neuvillette (Aisne)

EDGARD BRIOUT 1878 - 19 octobre 1918 à Meaux Mort d'épuisement lors de son évacuation du front. Antoine-Jean-Baptiste-Léon dit Edgard Briout, né le 24 octobre 1878 à Paris.  Ecole de droit de Paris.

ANDRE-MARIE EON - 1889 - 23 octobre 1918 à Troyes. Né à Fontenay-le-Comte en Vendée le 19 juillet 1889. Ecole des Sciences Politiques, il mourut d'une maladie contractée au front.

CESAR MELERA - 1884 - 25 octobre 1918 à Brin, Champenoux (Lorraine)

MICHEL RIBOUD DES AVINIERES - 1891 - 2 novembre 1918 à Terron-sur-Aisne (Ardennes)

JEAN LAGARDERE (Abbé) - 1861 - 4 novembre 1918 à Nanteuil

PAUL-LOUIS DUCROS 1890 - 7 novembre 1918 de la grippe à Saint-Quentin. Né le 7 février 1890 à Morestel (Isère) Il vit plusieurs années à Berlin où il fonde un journal français et rentre à Paris dès le début de la guerre. Volontaire pour le front après avoir été réformé, il est victime d'une épidémie de grippe qui décime le front.

GUILLAUME APOLLINAIRE : 1880 - 9 novembre 1918 Blessé gravement à la tête, épuisé par deux trépanations, il meurt d'une grippe espagnole. On lui refusa la croix de guerre, sa blessure n'ayant pas la dimension voulue. Gageons que les géomètres du sang et leurs patrons planqués à l'arrière ont eu le loisir de se foutre leurs croix où les dimensions le permettaient !

GEORGES ANTOINE - 1892 - 15 novembre 1918 à Bruges

FRANCOIS LAFOND - 1899 - gazé début novembre à Rethel, il meurt le 11 novembre 1918 Poème

JOSEP VIDAL I SARDA ? - ? Catalan, il est venu mourir pour la France sur le front bulgare après avoir nourrit la presse de son pays de comptes rendus francophiles sur les opérations.

11 novembre 1918 Armistice demandé par l'Allemagne

Comme certains de ceux de la liste qui précède, les hommes dont les noms suivent, ne sont pas morts " au champ d'honneur ", ils sont morts quelques mois, parfois quelques années plus tard des suites des maladies contractées, des blessures ou des gaz qu'ils avaient inhalés. Il ne faut pas oublier que les tranchées n'étaient pas seulement des endroits où l'on se faisait bombarder des jours entiers, terrés sous la terreur des explosions, d'où l'on sortait baïonnette au fusil pour se faire hacher par les mitrailleuses ennemies, déchiré ou enterré par les obus, c'était également, surtout les tranchées françaises, des lieux de boue, infestés par la vermine où l'on vivait sans pouvoir se laver ou simplement changer de chaussettes, certains y restaient plusieurs semaines sans ôter leurs chaussures.

CONSTANT MOREAU - 1888 - 24 novembre 1918 - Mort d'une grippe juste après l'armistice dans l'hôpital de Salonique où il avait été soigné.

JOACHIM MERLANT - 1875 - 30 janvier 1919 Blessé à l'épaule de deux coups de fusil en février 1915, affaibli par cette blessure jamais guérie il mourut d'une pneumonie.

PIERRE VALMONT - 18?? - 16 février 1919 des suites de blessures de guerre

VICTOR SEGALEN - 1877 - 21 mai 1919

FABIEN MOUGENOT - 1868 - 25 juillet 1920 - Mort d'une maladie contractée à l'armée d'Orient.

JOACHIM GASQUET - 1873 - 6 mai 1921 - Mort des suites d'une maladie contractée au front et mal diagnostiquée.

JEAN PELLERIN - 1885 - 9 juillet 1921

PIERRE BRAUN - 1881 - 26 mars 1922 Pierre Braun est mort des suites de plusieurs intoxications par les gaz dont une en juin 1915. Il avait été blessé le 9 août 1914.

EDOUARD GUERBER : 1882 - août 1922 Mort d'une maladie contractée au front. ( m à j 29-6-2006 )

KER-FRANK-HOUX ( F. DONCKER ) : 1885 - 1922 Affaiblit par une blessure reçue à la guerre et par un long séjour au Soudan, Ker-Frank-Houx est mort d'une grippe infectieuse.

RICCIOTTO CANUDO - 1877 - 10 novembre 1924 - Blessé deux fois il mourut miné par les fièvres contractées sur le front oriental.

LOUIS CHADOURNE - 1890 - 1925 - Mort des suites d'une commotion. L'essentiel de l'oeuvre de Louis Chardourne date d'après les années de guerre. Il illustre ainsi ce qu'a pu signifier la disparition prématurée de milliers d'hommes, la sienne l'étant également.

 

 

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